Marseille : pour la première fois en France un capitaine de navire de croisière jugé pour pollution de l'air

Le capitaine de l'Azura ne s'est pas présenté à l'audience. / © Sophie Accarias France 3 Provence Alpes
Le capitaine de l'Azura ne s'est pas présenté à l'audience. / © Sophie Accarias France 3 Provence Alpes

Le capitaine américain d'un navire de croisière est jugé à partir de ce lundi après-midi devant le tribunal correctionnel de Marseille pour avoir enfreint les normes antipollution de l'air. C'est une première judiciaire.

Par Annie Vergnenegre

Le 9 juillet dernier, le premier procès d'un bateau pollueur en France avait été renvoyé. C'est ce lundi 8 octobre que la justice doit être juger le capitaine américain d'un navire de croisière pour ne pas avoir respecter les normes antipollution de l'air.
 

Un fioul lourd et néfaste


Plusieurs associations (LPO, Surfrider, France Nature Environnement, le parc national des calanques) se sont portées partie civile. "Procès historique aujourd'hui à Marseille. Pour la 1ère fois, un navire de croisière, l'Azura, est poursuivi pour avoir utilisé un carburant trop riche en souffre et donc particulièrement polluant. Nous sommes partie civile" a twitté France NatureEnvironnement. 
Les avocats de la LPO au procès du bateau pollueur à Marseille. / © Sophie Accarias France 3 Provence Alpes
Les avocats de la LPO au procès du bateau pollueur à Marseille. / © Sophie Accarias France 3 Provence Alpes
Le capitaine de l'Azura, âgé de 58 ans, n'était pas présent à la convocation ce matin à 8h, on ignore s'il se rendra à l'audience. Il est poursuivi avec le groupe Carnival, maison-mère de P&O Cruises, propriétaire du géant des mers qui avait accosté en mars dernier à Marseille.
Ils sont accusés d'avoir utilisé un combustible dont la teneur en soufre est supérieure aux normes européennes. Le capitaine n'avait pas contesté les faits. L'emploi de ce type de fioul lourd et néfaste permet aux compagnies de réduire leurs coûts.
© Sophie Accarias
© Sophie Accarias
Le capitaine du navire risque au maximum un an de prison et 200.000 euros d'amende.

Compte-rendu de Sophie Accarias et Xavier Schuffenecker : 

 

Sur le même sujet

Orage à Nice est, le 20 octobre 2019

Les + Lus