Marseille : le rappeur Koba LaD déprogrammé du festival Marsatac après son dérapage homophobe

Koba LaD a disparu de l'affiche du festival Marsatac. / © VALLAURI Nicolas/MaxPPP
Koba LaD a disparu de l'affiche du festival Marsatac. / © VALLAURI Nicolas/MaxPPP

Le rappeur Koba LaD, qui a relayé sur un réseau social l'approbation d'un infanticide homophobe, a été déprogrammé de plusieurs festivals dont Marsatac à Marseille, où il devait se produire fin juin.

Par Annie Vergnenegre

Le rappeur Koba LaD, qui fait plus de 2 millions d'auditeurs chaque mois sur Spotify était attendu sur la scène de Marsatac fin juin à Marseille. Il n'est plus le bienvenu depuis qu'il a relayé sur Snapshat l'approbation d'un infanticide homophobe.

Pas de place à l'intolérance, nulle part.

explique l'équipe de Marsatac qui l'a retiré de son affiche.

L'artiste avait été déprogrammé par plusieurs festivals : We Love Green à Paris,  la Cité musicale-Metz, Art Rock à Saint-Brieuc. Main Square Festival à Arras, Garorock à Marmande, le Dour Festival en Belgique ou encore le VYV Festival à Dijon.

Vague d'indignations

SOS Homophobie s'est associée "à la vague d'indignations suite aux insinuations intolérables du rappeur Koba LaD qui se réjouit du meurtre d'un jeune gay".
"Ses "excuses" inappropriées et insuffisantes peinent à masquer l'homophobie décomplexée dont il a fait preuve", twittait encore l'association nationale de lutte contre les LGBTphobies.

Le rappeur avait relayé sur son compte Snapchat la capture d'écran d'un article de presse titré: "Ce père tue son propre fils de 14 ans parce qu'il était gay". Cette image était assortie d'un émoji de deux mains qui se serrent et de la légende "Bien joué".

Le rappeur se défend dans des vidéos

Dans deux vidéos sur ses réseaux sociaux, le rappeur a tenté de se défendre : "je ne suis pas homophobe, chacun pour soi, dieu pour tous (...) je cautionne pas du tout le meurtre, ni l'enfant gay, rien à voir, hors sujet, c'est une incompréhension (...) il faut souligner que le screen (l'écran) les mains qui se serrent, le "bien fait", c'est pas moi qui l'ai marqué."
Koba LaD précise avoir partagé cette capture dans sa "foncedé" (sa défonce, référence à la drogue, ndlr). 

Dans une seconde vidéo, le rappeur déclare qu'il s'est "mal exprimé", ajoutant "je ne cautionne pas le meurtre. Après l'enfant gay franchement... chacun pour soi, dieu pour tous, voilà, là je suis en vacances, arrêtez de me prendre la tête".

 

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