Marseille : les salariés de l'Hôtel Intercontinental en grève depuis 16 jours

L'hôtel Intercontinental de Marseille : derrière les dorures, des salariés en souffrance
L'hôtel Intercontinental de Marseille : derrière les dorures, des salariés en souffrance

"Derrière le luxe et les paillettes, il y a des salaires très bas" témoigne un représentant du personnel de l'hôtel de Marseille, en grève depuis le 15 novembre. 

Par Valérie Smadja

A Marseille, l'hôtel de luxe l'intercontinental, du quartier du panier, doit gérer la grève de certains de ses salariés.
Depuis vendredi 15 novembre le personnel de l'établissement dénonce des dysfonctionnements et des mauvaises conditions de travail dans cet hôtel 5 étoiles.
Ce mouvement est fait à l'appel de la CGT qui réclame de "meilleures conditions de travail dans cet hôtel de prestige où le luxe a comme corollaire la misère des salariés".
 

Des heures supplémentaires non payées


 La CGT dénonce également des heures supplémentaires non validées et donc non payées. La direction de l’Hôtel Intercontinental se dit surprise par cette grève qui intervient  après la signature en juin dernier d’un accord avec la CGT, sur des avancées en matière de salaire et de primes.
Certaines salariés évoquent également la multiplication des taches, en raison de manque d'effectifs.

16e jour de greve ce samedi 30 novembre pour une trentaine de salariés (sur un effectif de 150 personnes comprenant les intérimaires et les extras)

Le mouvement a débuté au service technique puis il s'est généralisé aux autres services : bar, brasserie room service, l'économa (gestion de stock, commande), securité et voiturier, la plonge et la lingerie 
 

Les revendications 


Le personnel en grève demande une hausse de salaire, la hausse d'effectifs et la validation de heures supplementaires . Selon Emmanuel Bordas, salarié de l'Intercontinental, "certaines heures supplémentaires ne sont pas validées par la hiérarchie"

La direction les a reçus à 2 reprises, "mais le protocole de fin de greve ne mentionne aucun chiffre. Nous n'arrêterons pas tant que les montants de nos augmentations de salaires ne seront pas dévoilés"

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