Maryse Joissains saisit l'Europe dans son combat contre la métropole Aix-Marseille

Dans son combat contre la métropole d'Aix-Marseille, la maire d'Aix-en-Provence monte d'uin cran. Elle a décidé de déposer plainte contre l'Etat français devant la commission européenne pour non conertation 

La municipalité d'Aix-en-Provence, dont la maire Maryse Joissains (Les Républicains) mène depuis plusieurs mois la fronde contre l'instauration de la métropole Aix-Marseille-Provence, a décidé de porter le litige devant la Commission européenne, a-t-elle annoncé mercredi. Dans un communiqué de presse, elle indique que mardi,

le conseil municipal d'Aix a décidé de déposer plainte contre l'Etat français devant la Commission européenne"


estimant que la nouvelle intercommunalité "a été constituée sans aucune concertation et sans tenir compte de l'opposition de la majorité des maires du territoire". La ville d'Aix fonde son action notamment sur un rapport du Conseil des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe du 12 février qui relève une "insuffisance de consultation des représentants des collectivités territoriales pour les décisions les concernant directement, et la trop faible sollicitation des représentants d'associations de pouvoirs locaux, notamment en matière financière", indique encore le communiqué de presse.

La plus vaste intercommunalité de France

Mi-mars, le sénateur-maire (LR) de Marseille Jean-Claude Gaudin avait été réélu à la tête de la métropole, quatre mois et demi après un premier scrutin mouvementé et plusieurs péripéties juridiques. Une fronde de certains élus orchestrée par Maryse Joissains avait débouché, en janvier, sur une annulation par le tribunal administratif de Marseille d'un premier scrutin ayant mené M. Gaudin à la tête de la Métropole. Le Conseil d'Etat et le Conseil constitutionnel ont par la suite pris des décisions confortant la mise en place de cette intercommunalité, la plus vaste de France. 

Maryse Joissains fait partie de l'exécutif de la métropole

Mme Joissains, qui, lors de la première élection, avait refusé d'organiser le vote en tant que doyenne de l'assemblée, a finalement accepté à la mi-mars de faire partie de l'exécutif de la métropole, tout en réaffirmant son opposition. "J'ai accepté (...) et demandé à mes ouailles de voter pour le patron politique (Jean-Claude Gaudin)", avait-t-elle alors déclaré, ajoutant,

si je suis dedans, c'est pour savoir ce qui s'y passe".