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L'air le plus irrespirable de France se trouve à Marseille

L'association Robin des bois sort son Atlas de la France toxique. Sur la première marche du podium de la pollution aux particules fines, on trouve Marseille. La cité phocéenne arrive devant Paris et Lyon. La proximité de la mer n'y change rien, le souffle du mistral non plus.

Deux autoroutes arrivent dans le coeur de Marseille.
Deux autoroutes arrivent dans le coeur de Marseille. © AFP
C'est un record français : 31,8 µg/m3. Ce chifffe représente la concentration moyenne de particules fines constatée chaque année à Marseille. C'est plus qu'à Lyon (29,5 µ/m3) ou qu'à Paris (27 µ/m3). Les mesures de ces trois villes dépassent les normes fixées par l'Organisation Mondiale de la Santé. Ces particules fines proviennent du trafic routier, surtout des moteurs diesel des camions, des voitures ou des bus. L'agriculture et la combustion pour le chauffage créent aussi des particules fines.

3 voitures sur 4 roulent au diesel à Marseille

L'air marin et le mistral n'y changent rien. Comme pour d'autres grandes villes, c'est le trafic routier qui provoque cette pollution, d'autant plus que 3 voitures sur 4 qui circulent dans Marseille roulent au diesel. Le parc de voitures de la cité phocéenne n’est pas des plus modernes.

L'étang de Berre

Aux portes de Marseille, le pôle industriel de l'Etang de Berre n'arrange pas les choses. Les émissions de particules sont poussées par le vent jusque sur le Vieux-Port. Le chauffage au bois développé dans la vallée de l’Huveaune est une autre source de pollution. Le brûlage des déchets verts également, très pratiqué dans notre région.

L'effet du soleil

A Marseille, la pollution reste élevée toute l'année. Dans d'autres villes comme Paris, les écarts de température entre les saisons sont marqués et la concentration de particules fines baisse en été. Dans la cité phocéenne, l'été, le rayonnement ultraviolet solaire et la température élevée engendrent des processus photochimiques qui transforment en particules des gaz précurseurs (oxydes d’azote, ammoniac, composés organiques volatils…) produits par les transports, l’industrie, l’agriculture.

L'Atlas de la France toxique sort ce mercredi en librairie (Editions Arthaud, 18 euros). L'association Robin des bois y recense toutes les pollutions sur le territoire français. 

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