Avis de tempête entre l'actionnaire principal Transdev et la direction actuelle de la SNCM

Une bataille d' actionnaires s'est jouée à Paris cet après midi lors du conseil de surveillance à la SNCM. L'actionnaire principal,Transdev, souhaite reprendre la main sur la compagnie maritime et va évincer la direction actuelle. Le groupe s'oppose au plan de redressement engagé jugé trop coûteux.

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Le conseil de surveillance de ce lundi était très attendu. Il a été très agité. Les avocats de la SNCM se sont élevés contre le souhait de Transdev, principal actionnaire avec 66 % des parts, de faire prononcer la révocation de l'actuel président.

Tout changement précipité et immérité de la gouvernance ne pourrait être qu'interprété comme un signe de faiblesse et un refus de l'actionnariat de défendre les positions de la SNCM face aux injonctions de nature dogmatiques de la Commission européenne sortante"


estiment Me Jean-Pierre Mignard et Me Sébastien Mabile.

Bras de fer

Transdev (66 % et 7 sièges) souhaite en effet retrouver la majorité au conseil de surveillance, où il peut aujourd'hui être mis en minorité par les représentants des employés et des actionnaires salariés (9%, 4 sièges) et l'État (25%, 3 sièges).

L'opérateur de transport juge "fragile" le plan mis en oeuvre, qui prévoit la suppression d'environ 500 postes (sur 2.600), l'augmentation du temps de travail et le remplacement de quatre navires par des bateaux plus performants.

Le président de Veolia, Antoine Frérot, coactionnaire de Transdev avec la Caisse des dépôts (CDC), avait, lui, qualifié de "boulet" la SNCM, qui a été condamnée à rembourser 440 millions d'aides publiques jugées illégales par Bruxelles.

Or, selon les avocats de l'exploitant historique des lignes Corse-continent, il n'est pas exact de mettre immédiatement cette somme à la charge de la SNCM". 

Ces décisions de la Commission européenne n'imposent aucune obligation à la SNCM. L'Etat est et reste en droit le seul débiteur de celles-ci",


ajoutent-ils, estimant qu'aucune considération d'ordre juridique ou financière ne justifie donc l'ouverture d'une procédure collective devant le tribunal de commerce.

Le maire intervient

Dans un courrier adressé en fin de semaine dernière au Premier ministre, le sénateur-maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, prend la défense de la direction de la SNCM
et appelle Manuel Valls à se "saisir de ce dossier qui, depuis trop de mois, souffre de l'indécision dans les plus hautes sphères de l'Etat". 

L'Etat doit arrêter, au plus tôt, la convocation de cette assemblée générale et maintenir Gérard Couturier" qui est, avec le président du directoire, "le dernier rempart contre le dépôt de bilan et la liquidation de la SNCM", 


souligne l'élu.

Le maire craint notamment, en cas de scénario catastrophe, une réaction très violente de la part de salariés qui pourrait entrâiner un blocage total du port de Marseille au début de la saison touristique.
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