Grand Port de Marseille-Fos : des fumées industrielles pour faire pousser des algues

De la fumée qui fait pousser des algues pour faire du biocarburant ? On espère un jour faire le plein avec. / © BORIS HORVAT / AFP
De la fumée qui fait pousser des algues pour faire du biocarburant ? On espère un jour faire le plein avec. / © BORIS HORVAT / AFP

Le Grand Port Maritime de Marseille a lancé ce mercredi avec 11 partenaires une expérimentation de valorisation des fumées industrielles pour faire pousser des algues destinées à être transformées en carburant.

Par AFP / ND

Les 12 partenaires - industriels de la zone portuaire de Fos, centres de recherche, start-up, institutionnels - ont l'ambition de contribuer à la transition énergétique en testant une solution inédite de production de biomasse basée sur le recyclage biologique du CO2 industriel, ont-ils indiqué dans un communiqué pour le lancement de ce projet, baptisé Vasco2, qui se déroulera jusqu'à fin 2018.

"Il s'agit de recycler les fumées industrielles pour valoriser leur CO2 et faire grandir des algues,

a expliqué Magali Devèze, chef du département Environnement et Aménagement du port.

DE LA FUMEE AU BIOCARBURANT EN PASSANT PAR LES ALGUES

Les algues sont alimentées en CO2 provenant des fumées industrielles rejetées par les entreprises partenaires dans de grands bassins de culture construits dans la zone industrielle de Fos-sur-Mer. Le premier, d'une taille de 160 m2, vient d'être installé sur le site du chimiste Kem One. Deux autres le seront en 2017 sur les sites du sidérurgiste Arcelormittal et du spécialiste du traitement de déchets Solamat-Merex. Les micro-algues seront ensuite récoltées et mélangées dans une centrifugeuse puis envoyées au CEA de Grenoble pour être transformées, par liquéfaction hydrothermale, en carburant de type pétrole, le biobrut.

Partenaire de ce projet prévu sur une durée de 40 mois, Total récupèrera le biobrut, qui sera raffiné pour obtenir du biocarburant. Pour le port, "la valeur ajoutée" recherchée est de "développer des filières économiques nouvelles en lien avec celles qui existent déjà", précise Magali Devèze.

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