Début de la campagne pour la troisième dose de vaccin contre le Covid dans les Ehpad : les "familles sont demandeuses"

Premiers vaccinés, les résidents d'Ehpad sont de nouveau prioritaires pour la "troisième dose" de vaccin contre le Covid-19. Cette campagne de vaccination commence ce lundi 13 septembre dans toute la France. À l'Ehpad "Les Feuillantines", dans les Alpes-Maritimes, aucune réticence n'a été observée.
Vaccination contre la Covid-19 dans un Ehpad proche de Montpellier, le 3 février 2021.
Vaccination contre la Covid-19 dans un Ehpad proche de Montpellier, le 3 février 2021. © Guillaume Bonnefont/IP3 PRESS/MAXPPP

La campagne de rappel pour la "troisième dose" de vaccin contre le Covid-19 débute officiellement ce lundi 13 septembre dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Ce sont près de 600 000 résidents qui sont concernés dans toute la France – plus de 20 000 dans les Alpes-Maritimes et le Var, selon l'Insee

Cette "troisième dose" est jugée nécessaire par le gouvernement. "La protection vaccinale chez certaines personnes, les plus âgées et les plus fragiles, baisse", justifiait Jean Castex au micro de RTL à la fin du mois d'août. "Les plus vulnérables étant les résidents des Ehpad".

Le Premier ministre s'appuie sur un avis rendu le 24 août par la Haute Autorité de la Santé (HAS), qui "à ce stade", recommande "une dose de rappel pour les personnes de 65 ans et plus ainsi que celles qui présentent des comorbidités à risque de formes graves de Covid-19".

Pour rappel, les personnes âgées de plus de 65 ans et les personnes présentant des comorbidités peuvent, et ce, depuis le 1er septembre, prendre rendez-vous pour obtenir leur troisième dose. "Près de 400 000 Français ont reçu une troisième injection", a indiqué le ministre de la Santé Olivier Véran, le 9 septembre sur france 3. 

"Ça se passe très bien, exactement comme la première et la deuxième dose", a-t-il ajouté. "La troisième dose, c'est une formalité"

Six mois entre la deuxième et troisième dose

Au 9 septembre 2021, près de 87 % des résidents d'Ehpad et d'unités de soins longue durée (USLD) des Alpes-Maritimes et du Var ont reçu un schéma vaccinal complet, selon les données de Santé publique France, soit légèrement moins que la moyenne française (90 %). 

Pour autant, cela ne veut pas dire que ces 87 % sont éligibles à cette "troisième dose".

La HAS précise qu'il faut observer un délai de six mois entre la fin du schéma vaccinal complet (soit après la première ou la deuxième dose selon le vaccin injecté) et cette dose de rappel. 

Ce rappel se fera avec un vaccin à ARN messager (Pfizer ou Moderna), expliquait à franceinfo Dominique Le Guludec, présidente de la HAS. Y compris pour les personnes qui ont reçu des doses d'AstraZeneca ou une dose de Janssen.

Les vaccins à ARN messagers sont, en effet, plus efficaces contre le variant delta, plus contagieux et résistant que les autres variants, et majoritaire en Côte-d'Azur, selon Covid Tracker

"Tout va aller très vite"

Cette dose de rappel, comme les précédentes, est toujours administrée sur la base du volontariat, sans obligation pour les résidents des Ehpad. Le recueil du consentement des résidents, ou des familles, s'ils ne sont pas en capacité de donner leur propre consentement, sera demandé, précisait Jean Castex à RTL. 

À l'Ehpad "Les Feuillantines", situé à l'Escarène dans les Alpes-Maritimes, les familles des 54 résidents "sont demandeuses de cette troisième dose", assure le directeur Thierry Mormoy. À l'exception d'une seule, "anti-vaxx". Pour le reste, tout se déroule sans accroc. 

"L'approvisionnement s'est très bien passé" et "les doses sont prêtes", ajoute Thierry Mormoy. Cela prendra "deux semaines" pour vacciner les personnes qui le veulent et peuvent, ajoute le directeur. "Tout va aller assez vite pour ceux qui le souhaitent".

Seul bémol pour ce directeur d'Ehpad : "Ce sont finalement certains des soignants qui sont les plus réticents à la vaccination". Dans quatre jours, le 15 septembre, la vaccination devient obligatoire pour les soignants. Ils ne pourront plus travailler s'ils n'ont pas reçu une dose de vaccin. 

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