Génération identitaire : des membres en garde à vue puis libérés pour leurs patrouilles antimigrants à Briançon

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Écrit par AV avec AFP
Le groupuscule avait décidé de se substituer aux forces de l'ordre en patrouillant à la frontière afin de bloquer le passage de migrants en provenance de l'Italie.
Le groupuscule avait décidé de se substituer aux forces de l'ordre en patrouillant à la frontière afin de bloquer le passage de migrants en provenance de l'Italie. © Audrey LUNGO/Maxppp

Quatre membres du groupuscule d'extrême droite Génération identitaire, trois hommes et une femme, ont été placés en garde à vue mardi en lien avec leurs patrouilles antimigrants dans les Alpes entre avril dernier et l'été avant d'être remis en liberté, a indiqué le parquet de Gap.

Plusieurs membres du groupuscule d'extrême droite Génération Identitaire ont été placés en garde à vue ce mardi 29 janvier en lien avec leur participation à des patrouilles antimigrants au col de l'Échelle près de Briançon en avril dernier.

"A la demande du parquet de Gap, je viens d'être placé en garde à vue suite à notre action dans les Alpes en avril 2018. La persécution continue" a tweeté @clement_galant, le président de Génération Identitaire & Responsable France de la mission. Le parquet de Gap que trois hommes et une femme avaient été entendus dans le cadre d'une enquête préliminaire diligentée par la compagnie de gendarmerie de Briançon portant sur les actions menées dans les Hautes-Alpes entre le 21 avril 2018 et l'été 2018.

Il précise que "deux gardes à vue se sont déroulées sur le ressort du parquet de Lyon, une sur le ressort du parquet de Montpellier et la dernière sur le ressort du parquet de Nîmes. Les quatre gardes à vue ont été levées à l'issue des auditions."

"Cette enquête préliminaire est ouverte des chefs d'immixtion dans une fonction publique (article 433–12 du code pénal) et d'activité exercée dans des conditions de nature à créer dans l'esprit du public une confusion avec l'exercice d'une fonction publique (article 433–13 du code pénal)" indique encore le parquet.

Au printemps dernier, des militants identitaires avaient organisé des patrouilles de contrôle de la frontière aux côtés des forces de l'ordre, sous la bannière de "Defend Europe". 

Ils s'étaient notamment félicités de la remise de quatre "clandestins" à la police et de l'arrestation de sept migrants "repérés et signalés" par leurs soins.

Enquête en cours

Après une première enquête ouverte le 27 avril 2018, classée sans suite faute d'infraction ou de plainte, le procureur de Gap, Raphaël Balland, avait ouvert une enquête préliminaire plus globale au motif d''immixtion dans une fonction publique (article 433-12),
confiée à la gendarmerie de Briançon.

Les membres de Génération Identitaire ont toujours affirmé que leurs actions étaient protégées par l'article 73 du code pénal qui prévoit que "dans les cas de crime ou délit flagrant puni d'une peine d'emprisonnement, toute personne a qualité pour appréhender l'auteur et le conduire devant l'officier de police judiciaire le plus proche".

Les investigations se poursuivent sous la direction du parquet de Gap.
    

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