Ligue 1 - Coup d'arrêt pour Nice, grande première pour Ajaccio

Totalement méconnaissable, Nice a connu un coup d'arrêt samedi au stade Ange-Casanova face à un Gazélec Ajaccio transfiguré, qui enregistre la première victoire (3-1) de son histoire en Ligue 1, lors de la 11e journée.

Le GFCA attendait un déclic, il l'a eu, en mettant un terme à la formidable série niçoise de quatre victoires avec 17 buts marqués.
Les retardataires auront eu tort dans ce face-à-face entre l'équipe en forme du moment et une lanterne rouge qui a doublé ses points en un seul match (6). Dès le coup d'envoi, Grégory Pujol, lancé dans le dos de la défense niçoise, ouvrait le score d'une superbe volée (1e). Un but qui donnait le tempo d'une première période dominée par des Corses métamorphosés.
Mal en point, les Niçois revenaient sur un coup heureux quand Filippi détournait dans ses propres filets un centre de Ricardo (11e). Le GFCA, dans la foulée, touchait du bois par Martinez mais accusait le coup quelques instants avant de reprendre le match en mains.
Le Gym déjouait face à des Corses bien en place et de plus en plus entreprenants.
Sur corner, Filippi rattrapait son erreur et redonnait, d'une tête décroisée, l'avantage à son équipe (32e). Incapables d'esquisser la moindre réaction, les Niçois reculaient et Djokovic en profitait pour inscrire un troisième but à quelques secondes de
la pause (43e).
Les Niçois, peu habitués à courir après le score, de surcroît avec deux buts de retard, semblaient peu enclins à la moindre révolte d'entrée de seconde période.
A l'exception d'un centre fuyant de Pied, ils ne parvenaient pas à s'approcher du but de Maury. Il fallait même attendre la 72e minute pour voir une frappe menaçante de Ben Arfa, mais le génie du Gym ne cadrait pas.
Le sentiment d'impuissance se confirmait un peu plus au fil des minutes. Le Gazélec gérait son avantage et ne laissait pas, cette fois-ci, filer ce succès tant attendu.

LES REACTIONS
Claude Puel (entraîneur de Nice):
"Je tiens à féliciter cette équipe d'Ajaccio qui a fait un très gros match à tous points de vue, que ce soit dans le jeu, le sérieux ou l'aspect tactique. Elle a su nous mettre en difficulté en trouvant des décalages, en écartant nos lignes et en scorant d'entrée de jeu et juste avant la mi-temps. En seconde période, ils ont mis en place une bonne organisation défensive. On n'a pas réussi à être dangereux. Ils ont mérité leur victoire. Pour notre part, j'estime que l'on n'a pas mérité autre chose, on est passé à côté de la première période. On a été meilleurs en deuxième mi-temps mais nous avons été trop insuffisants pour revenir dans ce match. On a été très loin de ce que l'on a fait jusqu'à présent, c'est dû aussi à l'adversaire. On a eu une certaine fatigue psychologique ou physique. On n'est pas venus avec un sentiment de supériorité par rapport à cette équipe. On n'avait simplement pas les ressorts nécessaires pour réagir dans cette rencontre."

Thierry Laurey (entraîneur d'Ajaccio):
"On a eu le mérite de marquer d'entrée et de ne pas baisser les bras après l'égalisation niçoise. On a été solide sur le plan défensif et on a bien respecté les consignes mises en place. L'équipe a pris ce match par le bon bout et n'a rien lâché. C'est le signe que l'on comprend
nos erreurs et que l'on parvient à y remédier. On continue à lutter. Il y a eu, c'est vrai, des périodes de doute mais nous avons eu de bons contenus face à Monaco, Rennes ou Toulouse. Cela fait plusieurs semaines que nous avons eu une prise de conscience. Il n'a pas manqué grand-chose pour signer plus tôt dans la saison.  Il faut continuer à travailler mais nous sommes sur la bonne voie. On a montré que nous avions notre place dans ce championnat."