Roig estime qu'on la reconnaît dans un personnage qui accorde une fellation à Sarkozy

Marie-José Roig avec Nicolas Sarkozy en mai 2007. / © PASCAL GUYOT / AFP
Marie-José Roig avec Nicolas Sarkozy en mai 2007. / © PASCAL GUYOT / AFP

Est-ce que le personnage qui accorde une faveur sexuelle à Nicolas Sarkozy dans le livre "Le monarque, son fils, son fief" est Marie-Josée Roig ? La justice doit se prononcer ce mardi. L'ex-maire UMP d'Avignon a porté plainte pour diffamation estimant que tout le monde pouvait la reconnaître. 

Par Karine Bellifa

Les lecteurs pouvaient-ils sans nul doute penser que c'était bien Marie-Josée Roig qui accordait une faveur sexuelle au "monarque" Nicolas Sarkozy ? La justice se prononce mardi sur les poursuites en diffamation de l'ancienne maire UMP d'Avignon contre l'auteur et l'éditeur d'une "fable politique". Au chapitre 7 de l'ouvrage "Le Monarque, son fils, son fief" (éditions du Moment), le personnage inspiré de Nicolas Sarkozy insiste :  

Tu ne peux pas me laisser comme ça, tu vois bien que j'ai besoin de me détendre, allez c'est pas grand chose".


Le personnage de l'élue, à la tête d'une ville de 150.000 habitants ceinte de remparts, s'exécute.Si elle conteste les faits, Marie-Josée Roig considère qu'elle est désignée comme celle qui cède à la demande du "Monarque", aux seules fins d'obtenir une subvention.

"Une femme légère sans aucune morale"

L'ex-maire UMP d'Avignon s'estime ainsi présentée "comme une femme légère, prête à tout, sans aucune morale", avait plaidé devant la 17e
chambre du tribunal correctionnel de Paris son avocate, Raphaëlle Charlier. Elle demande pour sa cliente 15.000 euros de dommages et intérêts. Là où l'avocate s'est attachée à mettre en avant les ressemblances, les avocats de la défense ont souligné les différences : entre autres, Avignon ne compte que 90.000 habitants, et le personnage a douze ans de moins que Mme Roig. Ils ont reçu l'appui du parquet, pour qui "l'identification n'est pas du tout évidente pour le public". "On peut la reconnaître", mais on peut tout aussi bien "reconnaître d'autres personnes", avait estimé la procureur, Annabelle Philippe.

Un personnage qui mélange trois personnes

Après la sortie de l'ouvrage, il y a deux ans, plusieurs noms avaient circulé. Selon Me Olivier Schnerb, avocat de l'auteur, Marie-Célie Guillaume, ancienne directrice de cabinet du président du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian (UMP), le personnage était en fait le mélange de trois personnes, "c'était plus amusant".

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