Confinement : trois randonneurs égarés dans le Vaucluse écopent d'une amende de 135 euros... à minuit

Ils ont dû être secourus par l'hélicoptère de la sécurité civile, mercredi, dans le Vaucluse. Une fois déposés en lieu sûr dans la commune d'Oppède, les gendarmes les attendaient.
Les randonneurs ont été déposés sur le stade d'Oppède
Les randonneurs ont été déposés sur le stade d'Oppède © Source gendarmerie
Leur escapade leur a coûté cher. Trois randonneurs qui étaient partis se balader en plein confinement avec leurs chiens, mercredi 11 novembre, ont dû être secourus par les pompiers du Lubéron... et ont reçu chacun une amende de 135 euros. Leur déambulation les avait conduits jusqu'à un aplomb de falaise, d'où ils s'étaient retrouvés coincés.

Les gendarmes ont été alertés à 17 heures en cette journée fériée et en plein confinement. Les déplacements limités à un kilomètre auguraient d'une faible activité pour les forces de l'ordre. "Nous avons dépêché une dizaine de gendarmes pour les secourir, explique le capitaine Julien Togolotti, commandant en second de la compagnie de gendarmerie de Pertuis. Nous avons pu les géolocaliser grâce à leurs téléphones portables. Nous n'étions plus qu'à une centaine de mètres d'eux, mais le secteur était particulièrement escarpé et vallonné."

L'hélicoptère à la rescousse

Les gendarmes font alors appel aux pompiers qui dépêchent sur place deux hommes du groupe de reconnaissance et d'intervention en milieu périlleux (Grimp). Lorsqu'ils interviennent, il fait déjà nuit noire. Mais leur aide ne suffit pas. L'hélicoptère de la sécurité civile de Marignane est appelé en renfort. Ce n'est que vers 23h45 que les "faux confinés" sont alors embarqués dans les airs pour être déposés à minuit sur le stade d'Oppède où les attendaient les gendarmes.

"On leur a donné à chacun une amende de 135 euros, poursuit le capitaine Togolotti. Leur mésaventure a mobilisé les gendarmes. Pendant ce temps, ils n'assurent pas le reste de leurs missions." L'amende n'a pas été majorée en raison du jour férié. Mais au vu de cette histoire, la gendarmerie pourrait remettre en place une surveillance plus accrue sur le massif du Luberon.
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
randonnée nature confinement santé société covid-19