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Vaucluse: un homme asperge sa compagne d'essence et tente de l'immoler

Entrée des urgences de l'hôpital de la Conception, dans le 5ᵉ arrondissement de Marseille. / © Luc BOUTRIA / MaxPPP
Entrée des urgences de l'hôpital de la Conception, dans le 5ᵉ arrondissement de Marseille. / © Luc BOUTRIA / MaxPPP

Une femme de 47 ans était entre la vie et la mort dimanche dans un hôpital de Marseille après que son compagnon l'a aspergée d'essence et a tenté de l'immoler par le feu, samedi, dans un village du Vaucluse.

Par France 3 Provence-Alpes avec AFP

L'homme, âgé de 49 ans, a été mis en examen pour tentative de meurtre par concubin et écroué, dimanche en fin de matinée, après avoir été déféré devant un juge d'instruction,
suite à sa garde à vue, a précisé la vice-procureure d'Avignon, Caroline Armand.

Le pronostic vital de la victime, placée en coma artificiel, était toujours engagé dimanche en milieu de journée, à l'hôpital marseillais de la Conception.

Les faits ont eu lieu samedi aux premières heures de la journée, à Cheval-Blanc, un village du Vaucluse, près de Cavaillon, en conclusion d'une violente dispute au sein du couple, "sur fond d'alcoolisation" de l'agresseur, déjà connu pour des faits de conduite en état alcoolique.

Si l'homme a reconnu avoir aspergé sa compagne d'essence, il conteste le fait d'avoir allumé le briquet. Il y avait déjà eu des interventions de la gendarmerie auprès du couple, pour des disputes conjugales, mais aucune poursuite n'avait été engagée contre cet homme, faute de plainte de sa compagne.

Une femme tuée tous les trois jours

En 2017, 130 femmes ont été tuées par leur mari ou ancien mari, soit une tous les trois jours. Et chaque année, en France, près de 220.000 femmes subissent des violences de la part de leur conjoint ou ex-conjoint.

Selon le décompte fait par le collectif "féminicides par compagnon ou ex" au 3 juin dernier, 61 femmes ont été assassinées depuis le début de cette année.

"On était à un décès tous les trois jours, cette année on est plutôt à un tous les deux jours", s'était alarmée fin avril Gwenola Joly-Coz, présidente du tribunal de grande instance de Pontoise (Val-d'Oise), en appelant le gouvernement "à changer de réponse" face à ce phénomène.
 

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