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Michel Neyret vers une révocation de la police

S'il est révoqué, Michel Neyret ne touchera pas de retraite. / © PATRICK KOVARIK / AFP
S'il est révoqué, Michel Neyret ne touchera pas de retraite. / © PATRICK KOVARIK / AFP

Le conseil de discipline de la police a demandé mardi la révocation de Michel Neyret, ex-N.2 de la PJ lyonnaise, la sanction la plus élevée possible pour le commissaire mis en examen dans une affaire de trafic d'influence et de stupéfiants.

Par Sarah Rebouh et AFP

Michel Neyret pourrait être exclu définitivement de la police. C'est Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, qui décidera de son sort. "Sauf surprise favorable", les avocats de Neyret ne se montraient guère optimistes mardi soir, relevant "que dans 90% des cas, le ministre confirme par principe" les avis du conseil.

Après avoir simplement dit à son arrivée qu'il allait "relativement bien", Michel Neyret est reparti sans faire de déclarations. Il avait entre-temps dû répondre devant ses pairs de "manquements" comme la violation du secret professionnel, ont précisé des sources policières. La révocation est la "sanction la plus élevée" que pouvait proposer l'instance disciplinaire. "Nous sommes surpris de cette décision qui est pour nous une proposition de sanction infamante à l'endroit d'un homme qui a servi pendant près de 30 ans la République et qui a servi ses concitoyens de façon exemplaire", a réagi l'un des avocats de Michel Neyret, Me Gabriel Versini. 

"Imprudences" et "faveurs"


"Le dialogue fut dense. M. Neyret a répondu avec beaucoup d'objectivité et de sincérité", a poursuivi l'avocat après la tenue de ce conseil où siégeait notamment l'actuel directeur central de la police judiciaire (DCPJ) française, Christian Lothion. "Nous l'avons trouvé combatif et surtout très précis dans les réponses. C'est ce qui nous avait permis d'avoir un espoir", a renchéri l'autre conseil de Neyret, Me Yves Sauvayre. "Ce qui nous déçoit, c'est que les témoins (...) semblent avoir été un petit peu oubliés de la réflexion", a-t-il poursuivi en allusion à la présence de trois anciens hauts responsables de la police venus soutenir son client, dont un ancien DCPJ, Gérard Girel.

En revanche, selon Me Sauvayre, la question des droits à la retraite du commissaire n'a "pas été abordée". S'il perdait ces droits, "eu égard à sa brillante carrière", ce serait "très préjudiciable", avait dit son avocat avant la comparution.

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