L'UMP réagit après la visite de François Hollande à Echirolles

Le patron de l'UMP en Isère parle d'une "visite pour rien" après le passage du chef de l'Etat à Echirolles au domicile de la mère de Kevin, l'une des deux victimes de la rixe. Jean-François Copé a renchéri. 

Par Franck Grassaud

Jean-Claude PEYRIN, Président de l'UMP 38, commente, "Au-delà du réconfort qu’a pu apporter la visite de François Hollande et de son Ministre de l'Intérieur aux familles endeuillées, c’est une visite pour rien, puisqu'elle n'annonce aucune mesure concrète pour rétablir la sécurité. 

Pas de décision pour rattraper le retard pris par le gouvernement et les élus PS qui n'ont pas retenu Grenoble dans les Zones Prioritaires de Sécurité. Pas d'abrogation de la circulaire Taubira qui prône la non application des courtes peines alors que la première sanction est essentielle pour éviter les dérives dramatiques que procure l’impunité. Ni les quartiers Sud gangrenés par la violence et les trafics, ni le centre ville de Grenoble au cœur de la prostitution et de l'insécurité, ne verront leur situation améliorée suite à la visite du Président de la République.

C'est une grande déception pour les habitants de l'agglomération."


De son côté, Jean-François Copé, interrogé par Canal + a renchéri : "Il était effectivement temps qu'il se manifeste" face à cette "tragédie épouvantable qui nous renvoie à la question majeure de la violence dans notre société".
Le président, "si absent depuis le début de son quinquennat sur toutes ces questions, devait évidemment être aux côtés des familles", selon le candidat à la présidence de l'UMP.

"Deux jours de silence complet, alors que cette situation nous bouleverse tous, oui, c'était vraiment temps qu'il réagisse", a insisté M. Copé.

"Il ne peut pas y avoir un tel décalage entre ce que nous avons fait pendant toutes ces années avec Nicolas Sarkozy - une implication très forte, avec une dimension humaine, sensible, affective en plus de l'action en matière de sécurité - et le silence total depuis quatre mois sur les questions de sécurité", a encore dit l'ancien ministre.

Suppression de tribunaux correctionnels pour mineurs, de la loi sur les peines plancher... M. Copé a énuméré à nouveau des mesures gouvernemntales dans lequelles il voit des "contre-messages terribles".

"Le rôle d'un gouvernement, c'est de mettre de côté ses idéologies, ses a priori et de revenir au bon sens", a-t-il martelé. "On ne peut cacher à ce point des réalités si on veut les combattre", sinon ce sont "les extrêmes qui le feront".

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