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Marion Bartoli, "la plus grosse bévue au niveau de la détection"

Marion Bartoli est "la plus grosse bévue au niveau de la détection", c'est en tout cas l'avis de Jacques Piquet qui était conseiller technique régional en Auvergne quand la numéro 1 française n'était qu'une jeune débutante et qu'elle s'entrainait chez elle, à Retournac, en Haute-Loire.
Avant d'arriver pour la seconde fois en finale du tournoi de tennis de Wimbledon, troisième levée du Grand Chelem de la saison, Marion Bartoli a frappé ses premières balles à Retournac, en Haute-Loire. A l'époque, les instances nationales n'avaient pas décelé en elle un tel potentiel, selon un ancien conseiller technique régional d'Auvergne.
Avant d'arriver pour la seconde fois en finale du tournoi de tennis de Wimbledon, troisième levée du Grand Chelem de la saison, Marion Bartoli a frappé ses premières balles à Retournac, en Haute-Loire. A l'époque, les instances nationales n'avaient pas décelé en elle un tel potentiel, selon un ancien conseiller technique régional d'Auvergne. © AFP PHOTO / GLYN KIRK
Jacques Piquet était conseiller technique régional de la Ligue d'Auvergne de Tennis quand Marion Bartoli était encore une toute jeune joueuse. A l'époque, la double finaliste de Wimbledon s'entraînait sur ses terres natales, en Haute-Loire. "Je l'ai connue quand elle avait 8 ans", raconte Jacques Piquet. Il se souvient qu'à l'époque, déjà, Walter Bartoli était très présent, trop présent sans doute. "Je ai emmenée Marion dans un tournoi interrégional dans lequel elle a atteint la finale", poursuit l'ancien CTR, "son père n'était pas là et elle était très à l'aise, mais il a fini par se pointer. Il a pris sa gamine. Sans nous le dire, il est allé l'échauffer lui-même. On n'avait plus de nouvelle. Finalement, elle a pris une volée, 6/0 6/1". Jacques Piquet a alors expliqué à Bartoli père que ça ne pouvait pas se passer ainsi: "ou tu nous fais confiance et tu nous laisses ta fille ou alors tu la prends", lui a-t-il lancé. "Il a réfléchi trois secondes et nous a dit qu'il la prenait", ponctue-t-il.

Marion Bartoli, c'est la plus grosse bévue au niveau de la détection. - Jacques Piquet

 
Jacques Piquet a donc laissé Marion Bartoli partir avec Walter qui "ne connaissait vraiment pas le tennis" mais il reconnaît qu'un "travail énorme a été réalisé" en évoquant déjà la fusion qui s'est opérée entre le père et la fille. Un travail qui aurait pu, dû, payer quelques années plus tard. Selon l'ancien cadre technique, Marion Bartoli "est la plus grosse bévue au niveau de la détection". Quand elle a 13 ans, il la présente aux entraineurs nationaux et représentants de la Direction Technique Nationale en visite en Auvergne. Le jugement est sans appel : "on m'a dit de laisser tomber, raconte Jacques Piquet, qu'elle ne dépasserait jamais le classement 0 (ndlr: niveau 2ème série). C'est comme si on avait dit que Messi attendrait au maximum le niveau CFA !"
 
Celle qui aurait dû, selon les critères de l'époque, se contenter de jouer les trouble-fête dans des tournois régionaux va donc disputer, samedi, sa seconde finale à Wimbledon. Depuis le début du tournoi anglais, elle a même réalisé un sans faute ne perdant aucun set. En demi-finale, face à la Belge Kirsten Flipkens, elle a même déroulé son tennis pour s'imposer sans trembler sur le score de 6/1 6/2. 

 

Marion Bartoli en quelques dates
  • 1999 - Vice-championne de France en simple des 15-16 ans (classée -2/6)
  • 2000 - Vice-championne d'Europe, championne de France et vainqueur de l'Orange Bowl des 15-16 ans (classée -15)
  • 2001 - Victorieuse de l'US Open Junior
  • 2006 - Remporte ses trois premiers tournois professionnels, termine 17ème mondiale
  • 2007 - Finaliste à Wimbledon, battue par Venus Williams 6/4 6/1, termine 10ème mondiale
  • 2009 - 11ème mondiale
  • 2012 - Elle atteint la 7ème place mondiale
  • 2013 - Seconde finale à Wimbledon
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