A Avermes, dans l'Allier, le déménagement de l'usine de production de serrures JPM touche à sa fin. La plupart des 162 salariés a refusé une mutation dans l'Aube ou un reclassement. Certains d'entre eux ont accepté de se livrer, quelques semaines avant leur licenciement prévu début septembre.
Le 26 juillet, leur usine sera totalement déménagée. Après 70 années d'activité à Avermes, dans l'Allier, JPM délocalise sa production de serrures à Sainte Savine, dans l'Aube.
Triste fin pour les 162 salariés qui, pour l'essentiel, ont refusé la mutation ou le reclassement qui leur était proposés. 58 ont refusé d'être repris sur le site de Sainte-Savine. Deux seulement ont accepté l'un des 53 postes de reclassement. Tous recevront donc leur lettre de licenciement début septembre.
En attendant, ils s'interrogent sur leur avenir.
Parmi eux, Annick qui, après 25 années d'ancienneté chez JPM, n'arrive pas à réaliser qu'elle sera licenciée dans quelques semaines. Même à trois ans de la retraite, elle veut et elle a besoin de retrouver un travail.
Pascal, lui, a reçu une proposition de reclassement, dans son activité, à Vélizy. Pour l'heure, il n'a pas donné suite à cette proposition. Il rendra sa réponse le 29 août, après son retour de vacances.
Pour les représentants syndicaux, deux raisons essentielles ont poussé la majorité des salariés à refuser le plan de sauvegarde de l'emploi. La difficulté d'accepter un déracinement tant professionnel que familial à plus de 300 kilomètres. Et surtout l'absence de pérennité. Le groupe ayant refusé d'assurer la pérennité des postes sur 12 mois.