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Suicide de l'un des braqueurs présumés de Dolomieu : un aveu de culpabilité ?

© France 3 Alpes
© France 3 Alpes

Pour les habitants de Dolomieu en Isère, le suicide ce vendredi 8 août d'un des deux braqueurs présumés du bureau de tabac représente un "aveu clair de culpabilité". Le 29 juillet ce braquage avait déjà coûté la vie à un témoin, pour un butin de misère.

Par AFP


A Dolomieu, on y voit un "aveu clair de culpabilité": le suicide d'un des deux braqueurs présumés d'un bureau de tabac, le 29 juillet dans l'Isère, ajoute au drame de l'affaire qui avait déjà coûté la vie à un témoin.

Retrouvé pendu dans sa cellule

Morgan Vertu, 22 ans, complice présumé du tireur, a été retrouvé pendu vendredi vers 23H00 dans sa cellule de Saint-Quentin-Fallavier lors d'une ronde de surveillants. Sur les lieux, le personnel de la maison d'arrêt a retrouvé une lettre du détenu adressée à sa mère.
Le jeune homme avait été interpellé samedi dernier avec deux complices, dont Mükael Erdem,19 ans, le tueur présumé d'Hugo Villerez qui avait aussitôt avoué les faits devant les gendarmes.
Poursuivis pour "vol accompagné de violences ayant entraîné la mort", "vol avec arme" et "tentative de vol avec arme", ils encouraient tous deux la réclusion criminelle à perpétuité, pour un butin de 140 euros et trois cartouches de cigarettes. Le troisième homme, soupçonné d'avoir fourni le fusil de chasse du crime, est poursuivi pour complicité.

"C'est un aveu clair de culpabilité"

A Dolomieu, commune de 3.000 âmes où s'est déroulé le drame, les habitants qui ont appris la nouvelle samedi au réveil, accueillaient le geste du jeune malfaiteur comme le signe de son implication dans le braquage alors qu'il avait nié sa présence sur les lieux en garde à vue.
"C'est un aveu clair de culpabilité. Il s'est rendu compte des dégâts causés par son acte et n'arrivait probablement pas à s'en remettre", commente Michèle, 60 ans. "D'autant plus qu'il savait très bien qu'il risquait la prison à perpétuité. Il n'a pas assumé", surenchérit Christian, 58 ans.
Pour Yves, client du tabac-presse devant lequel le trentenaire a été abattu après un bref échange verbal avec un des braqueurs, alors qu'il avançait vers lui, le suicide du complice présumé du tireur "veut tout dire sur son degré d'implication". "Et ce alors même que ce jeune homme a toujours nié les faits face aux enquêteurs", ajoute-t-il.

"Ça ne me fait ni chaud, ni froid"

"Ça ne me fait ni chaud, ni froid", lance quant à elle Dominique, la gérante du bureau de tabac. Des dessins d'enfants et des messages de soutien surplombent son comptoir. Dehors, à l'entrée du commerce, des bouquets de fleurs et des lumignons continuent d'affluer chaque jour depuis le drame.
"C'est facile aujourd'hui d'avoir des remords et d'écrire à la maman d'Hugo", poursuit la sexagénaire, évoquant une lettre adressée par le meurtrier présumé d'Hugo Villerez à la mère de la victime après ses aveux, dans laquelle il exprime ses regrets. "Ces jeunes sont des débiles profonds. Ils n'avaient qu'à réfléchir avant de commettre ces actes".
La buraliste, qui a vu surgir les deux braqueurs dans son commerce, confie être "très angoissée" depuis les faits. "J'ai connu des jours meilleurs, mais je pense surtout à la maman d'Hugo. Car pour elle, c'est irrémédiable".

L'avocate de Morgan Vertu, Me Agnès Oriot, a fait savoir à l'AFP en début d'après-midi qu'elle ne ferait pas de déclaration avant d'avoir pu joindre la famille du jeune homme dont le casier judiciaire comportait déjà 12 condamnations selon le parquet.

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