On revotera à Vénissieux : La maire communiste dénonce “une profonde injustice”

Michèle Picard,maire communiste de Venissieux / © Jeff Pachoud /AFP
Michèle Picard,maire communiste de Venissieux / © Jeff Pachoud /AFP

La maire communiste de Vénissieux fait part de son sentiment de "totale  incompréhension", "de profonde injustice" après l'invalidation du scrutin par le tribunal administratif. Michèle Picard estime que "les Venissians sont lésés car ils ont fait gagner notre liste avec 950 voix d'avance" .

Par Philippe Bette

Michèle Picard a fait part de sa réaction aussitôt connue la décision du tribunal administratif de Lyon invalidant les scrutins des 23 et 30 mars .

Voici l' intégralité de son communiqué de presse :

"Profonde injustice et totale incompréhension ! Voilà le sentiment qui m'anime aujourd’hui après la décision du tribunal administratif d’annuler les élections municipales des 23 et 30 mars 2014. Dans un climat délétère, nous avons mené une campagne exemplaire, sérieuse, et, contrairement à certains, respectueuse de l’ensemble des règles démocratiques et du débat public. Les Vénissians y ont été sensibles et nous ont portés très largement en tête de ce scrutin.

A juste titre, les électeurs peuvent eux aussi se sentir lésés et bafoués car ils ont fait gagner notre liste avec plus de 950 voix d’avance, ce qui renforce ce sentiment d’injustice profonde. La majorité municipale est sanctionnée alors qu’aucun grief contre notre liste n’a été retenu, ni même évoqué par le tribunal administratif. Un comble ! Droit et équité ne font pas toujours bon ménage et cette décision en est une bonne illustration.

J’appelle les Vénissians, attachés aux valeurs républicaines, progressistes et de gauche, à se mobiliser et à faire bloc contre une droite libérale et populiste, une droite revancharde qui n’a pas accepté la large défaite exprimée de façon claire et nette dans les urnes en mars dernier.

La liste identitaire menée par Yvan Benedetti est sanctionnée à juste titre, mais son comportement permet à la droite de rejouer la partie. Les cartes sont rebattues mais les masques sont tombés puisque Christophe Girard a ouvertement revendiqué les voix extrémistes des identitaires.

La majorité municipale va prendre le temps de l’échange et de la réflexion pour décider des suites juridiques à donner. Le sentiment de profonde injustice que je ressens aujourd’hui me rend plus combative et déterminée que jamais pour poursuivre les combats au service de notre ville"

ITW Michèle Picard




 

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