Relaxe pour la romancière et son éditeur poursuivis par le veuf de Lolo Ferrari

Eric Vigne, l'ancien mari de Lolo Ferrari, dans la salle d'audience du tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand en septembre 2014. / © France 3 Auvergne
Eric Vigne, l'ancien mari de Lolo Ferrari, dans la salle d'audience du tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand en septembre 2014. / © France 3 Auvergne

L'écrivain Alma Brami et son éditeur Plon, poursuivis en diffamation pour son roman "Lolo", inspiré de la vie de la chanteuse et actrice Lolo Ferrari, décédée en 2000, ont été relaxés jeudi  en correctionnelle à Clermont-Ferrand.

Par France 3 Auvergne avec AFP

L'écrivain Alma Brami et son éditeur Plon, poursuivis en diffamation pour son roman "Lolo", inspiré de la vie de la chanteuse et actrice Lolo Ferrari, décédée en 2000, ont été relaxés jeudi  en correctionnelle à Clermont-Ferrand.

"C'est un nouveau coup de poignard pour mon client Eric Vigne", a déclaré à l'AFP son avocat Me Gilles-Jean Portejoie, ajoutant qu'il allait aussitôt faire appel. "Le tribunal a considéré que le roman "Lolo" était un ouvrage de fiction, a-t-il dit.

Veuf de la bimbo à la poitrine hypertrophiée, Eric Vigne, 66 ans, avait porté plainte pour diffamation après la sortie de ce livre, publié en janvier 2013 dans la collection Miroir des éditions Plon. 

Son épouse, célèbre pour ses 130 cm de tour de poitrine obtenus au prix d'une vingtaine d'opérations chirurgicales, avait été retrouvée morte dans son lit à l'âge de 37 ans, victime vraisemblablement d'une surdose de médicaments. 

A l'audience, le 18 septembre, Eric Vigne s'était dit "atterré" par le contenu du livre, lui donnant "l'impression de revivre ce qu'(il avait) vécu en 2000, lorsqu'il avait été accusé d'avoir tué sa femme". Il avait fait 13 mois de détention provisoire, avant de bénéficier d'un non-lieu en 2007. "Selon l'auteur, je dirige Eve (le prénom de Lolo Ferrari,ndlr) vers la mort alors que j'ai tenté à plusieurs reprises de la sauver", a-t-il déploré, ajoutant: "Ma femme s'est suicidée et malheureusement cette-fois là, je suis arrivé trop tard". Me Portejoie avait demandé au tribunal de "réhabiliter une seconde fois" son client pour que "la page des propos désobligeants soit définitivement tournée".

Alma Brami, 30 ans, avait expliqué pour sa part ne pas avoir "fait d'enquête" et s'être "inspirée d'éléments parus dans quelques articles de presse au moment du décès de Lolo Ferrari". "J'ai essayé de faire en sorte que mon propos soit le plus juste possible, pas le plus réaliste", avait-elle dit.

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