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Entreprise de plasturgie Gaillon : annulation du plan social

Le fond d'investissement allemand Dubag a finalement décidé d'annuler le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qu'il prévoyait dans l'usine de plasturgie Gaillon, à Saint-George-de-Reneins dans le Rhône, propriété du britannique VitasheetGroup. Finalement, seuls 9 emplois sur 68 seront supprimés.
Vendredi, les salariés s'étaient réunis devant la sous-préfecture de Villefranche-sur-Saône.
Vendredi, les salariés s'étaient réunis devant la sous-préfecture de Villefranche-sur-Saône. © France 3 Rhône-Alpes
La direction s'était engagée mercredi par écrit sur trois propositions et devait trancher vendredi sur l'une d'entre elles: soit le maintien du projet de restructuration dans le cadre du PSE mais avec une indemnité supra-légale de 3,8 millions d'euros, soit l'entrée en négociations avec les salariés pour envisager une offre de reprise de type Scop, soit l'étude d'un nouveau projet avec moins de 10 licenciements et départs volontaires au lieu des 58 licenciements secs prévus par le PSE.

C'est finalement le troisième scénario qui a été validé puisque la restructuration entraînera le départ volontaire ou à la retraite de neuf personnes, détaille Axel Landrieu, un représentant du comité d'entreprise, qui se félicite du maintien en France de la dernière usine d'extrusion de plaque de plastique en forte épaisseur.

Un bras de fer à l'avantage des salariés

Basé au Royaume-Uni mais appartenant au fond d'investissement allemand, le groupe Vitasheet avait décidé en janvier de fermer l'usine basée à Saint-Georges-de-Reneins (Rhône), avec à la clef 58 licenciements sur 68 postes. Seule devait rester une antenne commerciale employant moins d'une dizaine de salariés. La production de Gaillon devait être répartie dans deux usines du groupe, confronté à des problèmes de surcapacité de production, en Allemagne et en Italie.

Les salariés avaient alors proposé de mettre en place une société coopérative et participative (Scop) ou, à défaut, de négocier des indemnités de licenciement dans le cadre d'un plan social, qu'ils chiffrent à 5,4 millions d'euros.

Ils s'étaient réunis vendredi devant la sous-préfecture de Villefranche-sur-Saône qui accueillait les négociations entre les représentants du fonds d'investissement allemand, les employés et les médiateurs. La bonne nouvelle est tombée en fin dfe journée.

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