A Clermont-Ferrand et au Puy-en-Velay, plus de 2 000 manifestants contre le pass sanitaire

Samedi 17 juillet, environ 1 700 personnes se sont rassemblées à Clermont-Ferrand et 300 au Puy-en-Velay. Elles dénoncent la mise en place du pass sanitaire.
Environ 1 700 personnes se sont rassemblées place de Jaude à Clermont-Ferrand ce samedi 17 juillet.
Environ 1 700 personnes se sont rassemblées place de Jaude à Clermont-Ferrand ce samedi 17 juillet. © Aurélie Albert / FTV

Quelque 1 700 personnes ont défilé samedi 17 juillet dans le centre-ville de Clermont-Ferrand. Le rassemblement a démarré en début d’après-midi place de Jaude. Les manifestants sont opposés à la mise en place du pass sanitaire. Parmi eux, une mère de famille indique : « Ce qui me fait peur et qui m’inquiète c’est la manière dont le gouvernement et le président Macron gèrent la situation, décident de ce qui va se passer pour nous. J’ai l’impression que notre représentation nationale n’est pas écoutée. Je suis inquiète, indépendamment de la question du vaccin, qui pour moi, n’est pas une vraie question. Le vrai sujet c’est les contraintes qu’on va faire peser sur les uns et les autres dans une situation qui assez tragique. Il n’y a pas de résultat sanitaire fiable à la clef. Je crains aussi qu’on nous oblige à vacciner les enfants. Pour moi, il n’en est pas question. Le vaccin est encore en phase expérimentale. Je refuse que nos enfants soient des cobayes ».
 

C’est l’obligation qui me dérange, avec l’obligation qui se met en place, une véritable ségrégation

Un autre manifestant ajoute : « Je me mobilise non pas pour ou contre le vaccin, mais pour défendre nos libertés bafouées. C’est l’obligation qui me dérange, avec l’obligation qui se met en place, une véritable ségrégation. Le 17 mars 1991 on supprimait l’apartheid en Afrique du Sud. Aujourd’hui on nous annonce une nouvelle ségrégation. Je ne suis pas vraiment pour. Les vaccins sont encore en phase 3 et ont une autorisation provisoire. Je ne vois pas dans quelle mesure on peut obliger un peuple tout entier à devenir un cobaye à l’échelle globale d’un système pharmaceutique ». Une personne travaillant en maison de retraite précise : « Je ne veux pas me vacciner obligatoirement. Je ne sais pas si je suis immunisée. On a le droit de choisir. Je suis agent social dans un EHPAD. On est concernés par cette obligation. Ca me met en colère. On ne veut pas nous faire le test des anticorps. J’ai surtout le droit de choisir ».


Dans la matinée, quatre "Gilets jaunes" se sont donnés rendez-vous au rond-point de Saint-Beauzire, près de Riom, dans le Puy-de-Dôme. Florence, Gilet jaune de la première heure, souligne : « On n’est pas contre la vaccination mais on n’oblige pas les gens de faire des choses qu’on n’a pas envie de faire. L’année dernière quand on a eu ce problème de COVID, on applaudissait les infirmières parce qu’elles travaillaient en première ligne. Aujourd’hui, quand on voit qu’on nous parle de licenciement, de prison, pour moi c’est aberrant ».

300 personnes au Puy-en-Velay

Au Puy-en-Velay, environ 300 personnes étaient aussi présentes contre le pass sanitaire. Le rassemblement a eu lieu devant la préfecture, alors qu’un point de vaccination éphémère anti-COVID était proposé au même endroit, dans la cour du bâtiment public.


« Je ne suis pas un QR code. Pass sanitaire, non. Vaccin, non » pouvait-on lire sur une pancarte brandie au cours de la manifestation.

Environ 300 manifestants étaient au Puy-en-Velay ce samedi 17 juillet pour s'indigner contre la mise en place du pass sanitaire.
Environ 300 manifestants étaient au Puy-en-Velay ce samedi 17 juillet pour s'indigner contre la mise en place du pass sanitaire. © Elodie Brot-Monnier / FTV


Projet de loi, puis examen parlementaire accéléré : le train de nouvelles mesures anti-COVID, dont l'extension controversée du pass sanitaire, arrive dès lundi 19 juillet en Conseil des ministres avant un parcours en forme de course contre la montre face à la progression du variant Delta. Une semaine après les annonces d'Emmanuel Macron, sur lesquelles le chef de l'Etat joue une bonne partie de son crédit en vue de la présidentielle de 2022, le projet de loi doit être adopté lundi 19 juillet en Conseil des ministres.
 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
vaccins - covid-19 santé société manifestation économie social