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L'avenir de Floriot Construction se joue avec des salariés

Les repreneurs de Floriot construction, ici avec le maire de Bourg-en-Bresse, au tribunal de commerce de Lyon. / © Franck Grassaud
Les repreneurs de Floriot construction, ici avec le maire de Bourg-en-Bresse, au tribunal de commerce de Lyon. / © Franck Grassaud

Ce jeudi 7 mars, le tribunal de commerce de Lyon a choisi de confier l’avenir de la société "Floriot Construction" à trois anciens cadres et à onze salariés. Il y a urgence car dans la région, plusieurs chantiers publics sont à l'arrêt, dont le nouvel hôpital de Voiron.
 

Par Franck Grassaud


Ce n'est pas à Bourg-en-Bresse, -berceau historique de l'entreprise depuis 75 ans-, que le devenir du constructeur s'est joué. C'est le tribunal de commerce de Lyon qui a traité le dossier, "Floriot Construction" appartenant à TGL Group, basé à Lyon.

Ce jeudi matin, des salariés ont donc fait le voyage, et ils n'étaient pas seuls. Le maire de Bourg-en-Bresse avait aussi fait le déplacement, "pour défendre une entreprise saine, qui n'a pas à payer les erreurs de son dirigeant" (ndlr. L'achat par TGL Group d'une entreprise parisienne a "plombé" la trésorerie).

Jean-François Debat a décidé de soutenir l'offre de reprise présentée par trois anciens cadres de Floriot et par 11 salariés, prêts à investir. L'élu y voit une manière de sauver 110 emplois et de faire, enfin, avancer des projets comme le conservatoire de musique de Bourg dont la rénovation est au point mort.

Reportage Franck Grassaud et Patrick Perrel
La reprise de Floriot Construction
Le "film" de la reprise de "Floriot Construction" au tribunal de commerce de Lyon.  - France 3


Une urgence, reprendre des chantiers publics  

Dans le lot des soutiens, il y a aussi des membres de la direction du Centre hospitalier de Voiron. Dans la cité de l'Isère, le chantier du nouvel hôpital tourne au ralenti depuis le placement en redressement judiciaire de Floriot. Un nouveau retard pourrait coûter jusqu'à 5 millions d'euros à l'établissement.

L'audience s'est déroulée à huis-clos, et, chose étonnante, les juges ont donné leur délibéré dans la foulée. Le dossier des trois cadres a été retenu. Comme des emplois étaient en jeu et des chantiers publics d'importance, il s'agissait de ne pas tergiverser.

"Il n'y a plus qu'à se remettre au travail, à reprendre les chantiers", a lancé David Soret, un des cadres repreneurs, en sortant. Au moins 6 chantiers publics sont sur la liste, dont le collège de Bellegarde (Valserhône).
 

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