Vers un rassemblement régional des gilets jaunes à Bourg-en-Bresse

Après Valence, le 2 février, Bourg-en-Bresse pourrait bien devenir la capitale régionale de la contestation, ce samedi 16 février. Les gilets jaunes s'y donnent peu à peu rendez-vous sur les réseaux sociaux. 


Bourg-en-Bresse n'a pas manqué une manif depuis le début des gilets jaunes. Chaque samedi, c'est quasiment le même scénario. Rassemblement au Carrefour de l'Europe, puis défilé le long du Champ de Foire, passage par l'hyper-centre,  pour gagner la préfecture, puis fin de la boucle.

Parfois, la balade revendicatrice a été ponctuée d'incidents. Ce fut surtout le cas le 1er décembre avec un incendie devant la médiathèque Albert Camus et du mobilier urbain détruit. Des actes qui avaient entraîné la colère des commerçants et du maire socialiste. Jean-François Debat avait d'ailleurs demandé l'annulation de la manifestation la semaine suivante. Impossible, avait alors répondu le préfet.
 

"On croise les doigts!"

Pour ce samedi, "on croise les doigts!", lance le patron d'un commerce de l'avenue Alsace-Lorraine. Il a entendu parler de la "grosse" manifestation en préparation. Un rendez-vous régional, comme celui de Valence au début du mois. Dans la Drôme, le rassemblement de 6000 personnes s'était plutôt bien passé, sans débordement. En face, les forces de l'ordre était en nombre. "En cas de manif régionale, on s'achemine vers un dispositif lourd", détaille un policier. Pour l'heure, Bourg comme point de ralliement des forces jaunes, est une hypothèse qui doit encore être confirmée. Représentants de l'Etat et de la municipalité sont déjà en contact. 

"On est en train de rappeler pas mal de policiers municipaux sur leur temps repos", détaille Baptiste Monnot, le directeur de cabinet du maire, "on va aussi 'nettoyer' les rues en enlevant les barrières de chantier et tout ce qui peut servir de projectiles. Enfin, un dispositif d'alerte des commerçants a été mis en place par SMS. En gros, on va revenir à un niveau de vigilance plus important, niveau qu'on avait abaissé depuis 15 jours."