Dans l’Allier, les forêts souffrent aussi de la sécheresse

Dans l'Allier, les forêts privées couvrent 100 000 hectares dont 67% de chênes. Les forêts ne sont pas épargnées par le manque d’eau et les fortes chaleurs. Les spécialistes redoutent les conséquences et tentent de trouver des solutions face à des épisodes qui pourraient devenir fréquents. / © Julien Teiller / France 3 Auvergne
Dans l'Allier, les forêts privées couvrent 100 000 hectares dont 67% de chênes. Les forêts ne sont pas épargnées par le manque d’eau et les fortes chaleurs. Les spécialistes redoutent les conséquences et tentent de trouver des solutions face à des épisodes qui pourraient devenir fréquents. / © Julien Teiller / France 3 Auvergne

L’Allier a été très touché par la sécheresse de l’été. Et les forêts ne sont pas épargnées par le manque d’eau et les fortes chaleurs. Les spécialistes redoutent les conséquences et tentent de trouver des solutions face à des épisodes qui pourraient devenir fréquents.

Par AA avec Julien Teiller

La sécheresse continue de faire des victimes dans le département de l’Allier. Cette fois, ce sont les forêts qui sont impactées. À la mi-septembre, la chaleur est toujours aussi écrasante et une partie des feuillus a pris des couleurs d’automne. Trop précoce pour les spécialistes. « On voit que les charmes jaunissent plus tôt que prévus, les chênes résistent mieux sauf dans certains cas où on voit qu’il y a des branches ou des cimes qui fatiguent un peu. Mais l’effet sur le chêne risque d’être plus long à venir », explique Xavier de Montlaur, un propriétaire forestier sur la commune de Tréteau, près de Jaligny.
 

Les chênes sont aussi impactés

Même les chênes sont en souffrance dans sa forêt de 600 hectares. Certains, vieux de plus de 100 ans, portent encore les stigmates d’une canicule qui remonte à plusieurs années. « Il est certain que la sécheresse de cette année va amplifier l’effet sur certains arbres déjà touchés par la sécheresse il y a quelques années, ce qui risque de les faire mourir plus rapidement », continue le propriétaire forestier. 
 

Quelles essences vont survivre ou pas au réchauffement climatique ?

Dans l’Allier, les forêts privées couvrent 100 000 hectares et les propriétaires possèdent en moyenne cinq hectares. Mais souvent, ils sont novices dans la sylviculture et surtout, démunis face aux changements climatiques. « Des études sont en cours pour déterminer quelles essences pourront survivre face au changement climatique annoncé », évoque Yann Michalski, technicien forestier du Centre National de la Propriété Forestière. 
 


Pour toute une filière, le bois est une économie, et ces arbres sont une source de revenus qu'il va falloir préserver et entretenir durablement, pour les générations futures. 

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