Dans l’Allier, on teste des robots pour le désherbage en plein champ

L’AgroTechnoPôle de Montoldre dans l’Allier est le point ralliement de 4 équipes de chercheurs et d’industriels français qui mettent au point des robots capables d’effectuer en autonomie des taches de désherbage. Ils s’y retrouvent régulièrement pour faire le point.
 

Aujourd'hui à l'état de prototypes, les robots desherbeurs doivent permettre de réduire l'usage des produits chimiques.
Aujourd'hui à l'état de prototypes, les robots desherbeurs doivent permettre de réduire l'usage des produits chimiques. © Cyrille Genet -France 3 Auvergne
Comment retirer d’un champ les plantes indésirables, tout en gardant des jeunes pousses semées, voilà la question posée aux 4 équipes sélectionnées par le challenge Rose, un programme d’étude de 4 ans de 2018 à 2022, doté de 2 millions d’euros pour encourager l’arrivée de la robotique dans les exploitations agricoles. Le site d’expérimentation de l'IRSTEA à Montoldre dans l’Allier a été retenu pour leurs 4 rencontres-terrain.

Concrètement, les robots doivent éliminer les adventices (les plantes indésirables) dans des rangées de cultures légumières. Pour cela on fait appel à l’intelligence artificielle pour identifier et trier les plans, un long apprentissage qui mêle reconnaissance visuelle et informatique. Chaque consortium alliant chercheurs et industriels a ses propres solutions. Pour l’arrachage aussi, l’innovation est de mise : porté par le tracteur électrique développé en Auvergne, PEAD mise sur la reconnaissance des plantes à garder pour éliminer toutes les autres ; Bipbip griffe la terre entre les plants ; la solution Roseau élaborée en région nantaise travaille sur la synchronisation des outils avec l'avancement du robot et enfin Weedelect balance des décharges électriques sur les plants de moutarde qui n'ont rien à faire ici.

Régulièrement les 4 équipes se retrouvent dans le même champ à Montoldre dans l’Allier, soumises à des expérimentations qui sont autant de confrontations amicales afin d'enrichir la démarche collective.

A terme, il s’agira de proposer des solutions pour diminuer l’usage des produits chimiques comme le glyphosate, le plan Ecophyto II prévoyant la diminution de 50% des produits phytopharmaceutiques d’ici 2050.
 
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
recherche sciences agriculture économie innovation