Crimes de Montluçon (Allier) : vers un nouveau procès en appel

Les avocats de la défense, Maître Renaud Portejoie (à droite) et Maître Jean-Louis Deschamps (au milieu). / © V. Riffard / France 3 Auvergne
Les avocats de la défense, Maître Renaud Portejoie (à droite) et Maître Jean-Louis Deschamps (au milieu). / © V. Riffard / France 3 Auvergne

Les avocats des deux meurtriers de Montluçon ont fait savoir, ce jeudi 28 novembre, qu'ils ont fait appel du verdict de la cour d'assises de l'Allier. Ils avaient été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, pour le plus âgé, et à 30 ans de prison pour le plus jeune.

Par Antoine Belhassen

Avocat de la défense, Maître Renaud Portejoie a confirmé, ce jeudi 28 novembre, qu'un nouveau procès en appel se tiendra dans l'affaire des crimes de Montluçon (Allier). Les deux jeunes meurtriers ont fait appel et contestent le verdict de la cour d'assises de l'Allier. Vendredi 22 novembre, ils avaient été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, pour le plus âgé, et à 30 ans de prison ferme pour le plus jeune.
 

La juridiction avait suivi les réquisitions de l'avocate générale. Les peines maximales avaient été prononcées dans ce dossier qui avait bouleversé la ville de Montluçon, en mars 2017. Les deux meurtriers comparaissent pour les "meurtres accompagnés ou suivis d'actes de torture ou de barbarie" de Ginette et Massimo Degl'Innocenti, 85 et 71 ans et Jeannine Ponce, âgée de 74 ans. Ils sont également accusés du "viol en réunion" d'une jeune femme dans son appartement devant son compagnon violenté et séquestré, la même nuit que le meurtre de Mme Ponce.

"Prendre en compte l'extrême violence de leur jeunesse"

Le nouveau procès pourrait avoir lieu en septembre prochain à la cour d'appel de Riom. Les avocats de la défense, Maîtres Renaud Portejoie et Jean-Louis Deschamps, ont conscience de la délicatesse d'un nouveau procès : "C'est toujours compliqué de faire appel dans ce genre de dossier. Un nouveau procès, c'est infligé une nouvelle douleur à la famille des victimes", accorde Maître Renaud Portejoie.

"Je pense que les mentalités de ces deux jeunes auront évolué même s'il y a encore du chemin à faire. Mais, il faudra que le jury prenne en compte l'extrême violence dans laquelle ils ont vécu leur jeunesse"
, explique Renaud Portejoie. Les deux meurtriers, âgés de 17 et 18 ans au moment des faits, sont originaires de quartiers sensibles de Mayotte et sont arrivés en métropole lors de leur adolescence.

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