Cyclisme: le Montluçonnais Julian Alaphilippe remporte les Strade Bianche en Italie

Le cycliste Julien Alaphilippe a été magistral et a remporté les Strade Bianche en Italie, pour sa première participation. / © MARCO BERTORELLO / AFP
Le cycliste Julien Alaphilippe a été magistral et a remporté les Strade Bianche en Italie, pour sa première participation. / © MARCO BERTORELLO / AFP

Le cycliste Montluçonnais a remporté le samedi 9 mars l’épreuve des Strade Bianche, à Sienne en Italie. C’est la première fois qu’il participait à cette compétition.

Par AFP

Impressionnant de maîtrise tout au long de la course, le Montluçonnais Julian Alaphilippe Deceuninck- Quick Step) a dompté les chemins de terre de la Toscane et remporté samedi 9 mars à Sienne les Strade Bianche.

Alors qu'il participait pour la première fois à cette épreuve, Alaphilippe a devancé de quelques mètres le Danois Jakob Fuglsang (Astana) sur la Piazza del Campo de Sienne. Comme l'année dernière, le Belge Wout Van Aert (Team Jumbo-Visma) a pris la troisième place.
 

"Une grande satisfaction" 



"Ca n'est pas facile d'être le favori d'une course que tu ne connais pas. Ces derniers jours, je voyais mon nom partout alors que je n'étais jamais venu. On a pris nos responsabilités, l'équipe et moi. C'est une grande satisfaction d'avoir gagné cette magnifique course et de l'avoir fait de cette manière", a déclaré le Français en conférence de presse, après cette course disputée avec une sérénité désarmante.

 Dans la terrible montée finale de Santa Caterina, dans le coeur de la vieille ville de Sienne, il a ainsi contrôlé avec sang-froid l'attaque de Fuglsang avant de contrer sans pitié le Danois et de triompher dans le décor sublime du Campo de la ville toscane.

 "On s'est bien entendus mais j'ai senti dans le dernier secteur que les jambes étaient lourdes et que lui était peut-être un peu plus frais. J'ai dû courir avec ma tête, il fallait être malin et c'est ce que je pense avoir bien réussi à faire", a ajouté le meilleur grimpeur du Tour de France 2018.
 

Une course sur des chemins de terre et de gravier 


           
 Sous le soleil et dans la poussière blanche soulevée au passage des coureurs sur les "sterrati", les chemins de terre et de gravier qui ont fait la légende de l'épreuve, Alaphilippe a toujours couru devant, bien soutenu par une forte équipe Deceuninck-Quick Step.

A 35 km de l'arrivée, l'échappée matinale a été reprise et la grande explication a débuté sur les 11 km de terre du secteur 8 qui porte le nom de Fabian Cancellara, triple vainqueur de la course.

 Une quinzaine de coureurs se sont alors enfuis, parmi lesquels Alaphilippe, son équipier Zdenek Stybar, le champion olympique Greg Van Avermaet et le vainqueur sortant Tiesj Benoot.

Geraint Thomas, vainqueur du Tour de France l'an dernier, venait de crever et n'a jamais pesé sur la course, pas plus que Vincenzo Nibali.
              
C'est ensuite Fuglsang, déjà, qui a forcé la décision, suivi facilement par le seul Alaphilippe. Au prix d'un gros effort, Van Aert est
revenu sur les deux hommes, mais il n'a pas pu les accompagner longtemps sur les pentes les plus raides des derniers kilomètres.

Vainqueur la saison dernière de la Flèche Wallonne et de la Classique de Saint-Sébastien, Alaphilippe continue donc, à 26 ans, de se forger un palmarès solide dans les classiques. Et dès la semaine prochaine il sera l'un des favoris de Tirreno-Adriatico, une course d'une semaine qui semble aussi dans ses cordes.
 

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