Un an de prison avec sursis et 5 ans d'inéligibilité requis contre Pierre-André Périssol, maire de Moulins

Ce jeudi 14 décembre, Pierre-André Périssol, maire (LR) de Moulins, était jugé au tribunal judiciaire de Cusset, dans l’Allier. La justice s'interroge sur d'éventuelles "prises illégales d’intérêts" et pour "faux dans un document administratif". Le procureur de la République a requis une peine d’un an de prison avec sursis et une peine complémentaire de 5 ans d’inéligibilité.

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L’ancien ministre du logement de Jacques Chirac et maire de (LR) de Moulins depuis 1995, Pierre-André Périssol, comparaissait ce jeudi 14 novembre devant le tribunal judiciaire de Cusset, dans l’Allier, pour "des prises illégales d’intérêts" et pour "faux dans un document administratif". Il est reproché à Pierre-André Périssol d’avoir initié la fusion de deux offices HLM de l’Allier avec Evoléa, une filiale du groupe Arcade. Lors de cette opération, Pierre-André Périssol aurait été à la fois l’initiateur et le préparateur de cette fusion en tant qu’élu, mais aurait encore été lié au groupe Arcade, en tant qu’administrateur.« Ce n’est pas moi qui ai proposé des réunions. Je ne suis pas à l’origine de cela » : Pierre-André Périssol assure que tout cela a eu lieu dans le cadre de la loi Elan. A la barre, il est longuement revenu sur son rôle au sein de la société Arcade, l’un des leaders du logement social en France. Il a fondé le groupe à la fin des années 70. Il est revenu dans la société en 2014, dans un rôle d’administrateur. Le maire de Moulins a expliqué détenir 10 actions sur 500 : « Des actions qui ne m’auraient jamais rapporté le moindre centime », affirme-t-il. 

Une audience marquée par un incident

Le président du tribunal lui demande alors : « Pourquoi, alors qu’il pouvait y avoir un conflit d’intérêt, ne pas avoir choisi de retirer son mandat d’administrateur si vous agissiez de façon bénévole ? ». Le maire de Moulins a déclaré qu’en tant qu’élu il n’avait jamais pris part au vote lorsqu’il était question de cette fusion. La défense a demandé au début du procès l’annulation de la procédure, en raison d’une atteinte au principe du contradictoire. De son côté, Eric Neveu, procureur de la République de Cusset a répondu : « L’audience a été fixée 6 mois après la garde à vue pour permettre à la défense de bien se préparer, de peut-être demander des investigations complémentaires ». Le procureur de la République a requis une peine d’un an de prison avec sursis et une peine complémentaire de 5 ans d’inéligibilité. Un incident d’audience a également retardé le cours du procès, car une personne enregistrait les débats. Elle a été interpellée.

Le tribunal rendra son jugement le 1er février.

Propos recueillis par Camille Da Silva / France 3 Auvergne