CONSOMMATION. Pourquoi le poulet du Boubonnais séduit de plus en plus

Le poulet du Bourbonnais, race originaire de l’Allier. a obtenu ses lettres de noblesse. En 2022, il obtient, l’AOC (appelation d'origine controlée) la certification française. Puis, il décroche en novembre dernier, l’AOP, (appelation d'origine protégée), l’équivalent au niveau européen. Et depuis les ventes sont en forte hausse.

Il y a quelques années, ce marchand de volailles à Vichy en vendait tout juste un ou deux par semaine. Aujourd’hui, le poulet du Bourbonnais, ce sont carrément 8 vendus toutes les semaines. Et cela, grâce au passage en AOC (appelation d'origine controlée) l’année dernière. Jean-Charles Taret, marchand de volailles indique :  “On est sur un produit haut de gamme avec un prix un peu plus élevé que la moyenne. On a encore des clients qui sont à la recherche d’un produit goûteux et local. Le fait d’être en AOC a permis aux clients de les rassurer”. 

Un boost des ventes 

Des ventes qui ont continué leur envol après le passage cet automne en AOP, la version européenne de l’AOC. Il y a un an, c'étaient plus de 250 poulets qui étaient écoulés chaque semaine. Aujourd’hui, pour ces fêtes de fin d’année, la filière en vend 500 par semaine. Une reconnaissance pour ce poulet d’exception : "Le poulet du Bourbonnais est élevé pendant plus de 100 jours, explique Sébastien Forte, président du Comité interprofessionnel du poulet du Bourbonnais. Il termine son élevage avec de l’aliment supplémenté en poudre de lait. Il a droit à des parcours herbeux de 6 m2, ombragé. Les céréales qu’il consomme sont produites localement”. Il ajoute : “C’est un savoir-faire qui existe depuis plus d’un siècle. Dans les fermes du Bourbonnais, le métayage permettait de terminer la croissance de la volaille. Le consommateur cherche peut-être cette gamme-là sur les tables de grands restaurants”. 

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Avec son AOP, le poulet du Boubonnais séduit ©S. Vinot / V. Mathieu / France 3 Auvergne

Augmenter la production 

Face à cet engouement, la filière recrute désormais. Avec 8 éleveurs actuellement, ce n’est plus suffisant. François Perrichon, éleveur, précise : "Il va falloir augmenter le nombre de bâtiments pour augmenter la production. C’est pour cela que nous avons déjà des collègues qui nous ont rejoint ces 18 derniers mois. Nous allons avoir de nouveaux bâtiments dès 2024. Si en 12 ou 18 mois, la production double, c'est déjà pas mal. Il faut augmenter progressivement”. 

Mais la filière a de l’ambition. Elle espère pouvoir produire 3000 poulets par semaine d’ici 5 à 10 ans et commence déjà à penser aux marchés européens. 

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