Pourquoi les urgentistes de l’hôpital de Vichy (Allier) sont en grève

Depuis la mi-janvier, les urgentistes de l'hôpital de Vichy, dans l’Allier, sont en grève pour une durée illimitée. L’ensemble du personnel du secteur est assigné. C'est une initiative de la CGT, accompagnée par le CHSCT, le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail de l'hôpital, qui souhaite davantage de moyens.

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Depuis le 17 janvier dernier, dans l’Allier, les urgentistes de l’hôpital de Vichy sont en grève. Davantage de lits et de personnels : voilà leurs principales revendications. Pour les grévistes, il faut à tout prix améliorer les conditions du côté professionnel mais aussi l'accueil des patients. Antoine Jubin, secrétaire du Comité de l'Hygiène, de la Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT), explique : « A cause de cette période qu’on est en train de traverser, on a des personnels qui sont en burn-out. Ils sont en arrêt et sont très mal. Ils sont suivis par des médecins et des psychologues. Les conditions actuelles font qu’on a des pertes de chance importantes pour les patients et c’est cela que dénoncent l’ensemble des professionnels. Ils veulent des meilleures conditions de travail mais aussi une prise en charge sécurisée pour les patients ». 

"Le dialogue social joue"


Depuis le début du mouvement, il y a une dizaine de jours, des avancées ont vu le jour. Entre autres, l'arrivée d'infirmiers ayant les compétences de médecins, après une formation. Des dialogues qui permettent de faire avancer les choses. Jérôme Trapeaux, directeur de l’hôpital de Vichy, indique : « Le dialogue social joue. Depuis le début des discussions, c’est une affaire de compromis, où chacun propose un pas vers l’autre. C’est exactement cela qui est en train de se passer ».

Une manifestation prévue

Mais ces propositions ne satisfont pas les grévistes qui manifesteront lundi 30 janvier. Selon le secrétaire général de la CGT, la situation qui touche le service des urgences n'est que l'arbre qui cache la forêt. Pascal Devos souligne : « Le problème des urgences est celui de tout l’hôpital : c’est la vitrine, c’est cet entonnoir qui fait qu’on a des patients qui arrivent, qui stationnent au niveau des urgences et pour lesquels on n’a pas de solutions. La seule réponse du directeur a été de dire que dans un an et demi on aura 10 ou 11 lits de plus. Mais on ne pourra pas attendre jusque-là ». 

Ce n'est pas la première fois que l'hôpital de Vichy se mobilise pour acquérir plus de moyens. Depuis 2017, plusieurs rassemblements se sont tenus devant les urgences.

Propos recueillis par Cindel Duquesnois / France 3 Auvergne