Près de Vichy, pourquoi un projet d'enfouissement d'amiante dans une carrière fait polémique

Un mouvement de protestation se dessine à Saint-Didier-la-Forêt près de Vichy, dans l’Allier, suite à un projet d'enfouissement d'amiante dans une carrière. Ce mouvement est "injustifié" selon l'entreprise porteuse du projet. Une enquête publique a lieu jusqu'à mi-octobre.

Depuis quelques temps, des panneaux de protestation sont installés dans Saint-Didier-la-Forêt, près de Vichy, dans l’Allier. De plus, une pétition en ligne lancée par un habitant de la commune a recueilli plus de 21 000 signatures en une semaine. Des habitants s’opposent à un projet d'enfouissement d'amiante dans une carrière. Les inquiétudes portent notamment sur la nappe phréatique qui se trouve sous la carrière où l'enfouissement est prévu. Jean-Marie Faivre, auteur de la pétition, explique : « On a peur que cela se retrouve dans la nappe et que les cultures qui sont irriguées avec cette nappe aient des problèmes. On ne sait pas mais pour nous, c’est quelque chose qui fait peur. Le côté gigantesque du projet ne nous rassure pas : c’est 50 00 tonnes par an, au maximum ».
 

Le choix de l'argile

L'entreprise porteuse du projet, CMSE, se veut rassurante : il s'agit d'amiante liée, qui n'est pas libre mais contenue dans des déchets de BTP à très faibles doses, elle estime donc qu'il n'y a pas de risques. Dominique Schmitt, directeur foncier de CMSE, une entreprise de travaux publics, souligne : « Le site de Saint-Didier-la-Fôret a été choisi parce que nous disposons d’argile sur place. Avec cette argile, nous allons pouvoir constituer une barrière épaisse, d’une hauteur de un mètre, qui sera étanche. Sur place, nous n’allons pas manipuler les déchets d’amiante liée mais nous recevons des colis, c’est-à-dire des emballages avec une double paroi étanche qui contiennent des déchets inertes avec de l’amiante liée ».

Une enquête publique en cours

Le conseil municipal de Saint-Didier-la-Fôret s'était opposé au projet lors de sa présentation. La communauté de communes, elle, émettra un avis d'ici quelques jours. A la mi-octobre, l'enquête publique sera terminée et ce sera au tour du préfet de l'Allier de trancher sur l'exploitation de la carrière.

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