Ardèche : les guetteurs sur le qui-vive face aux risques d’incendies

Ils sont les vigies de nos forêts. Face au risque accru de départs de feux en cette période estivale, les pompiers volontaires installés dans les tours de guets jouent un rôle essentiel. Illustration à la tour Sainte-Marguerite en Ardèche.
 

Maxime Grail et Basil Faure, 18 ans, ont pris leur poste à la tour de Sainte-Marguerite. Ils vont passer une partie de leur été les yeux rivés sur leurs jumelles. Leur rôle ? Scruter l’horizon et signaler la moindre fumée. Une surveillance à 360 degrés qui couvre un territoire de 30 kilomètres. Une vigilance de tous les instants pour ces deux jeunes sapeurs-pompiers volontaires originaires de Privas. Leur travail démarre à 10h et se termine à 22h. Leurs parents leur apportent régulièrement de quoi se préparer à manger. Une citerne d’eau est également à leur disposition.
 


Toute anomalie est signalée au CODIS de l'Ardèche installé à Privas. Le centre de secours analyse les données reçues par les 5 tours de guets que compte le département, du Cheylard à la tour de Brison.  Le dispositif est essentiel pour prévenir les départs de feux, surtout en cette période où la végétation est très sèche. Ces informations sont cruciales pour les pompiers.
 

Ce job saisonnier rémunéré 1300 euros le mois leur offre une vie presque en autarcie.
A la rentrée de septembre, ils quitteront l’Ardèche. Basil se rendra à la faculté de biologie de Grenoble et Maxime ira étudier la communication dans une école à Lyon.