Arrestation du président d'Index, ex-propriétaire japonais du Grenoble foot 38

Masami Ochiai (à gauche, photo site officiel d'Index) avait dirigé le GF38 à l'époque de sa remontée en Ligue 1... puis de sa chute. / © France 3
Masami Ochiai (à gauche, photo site officiel d'Index) avait dirigé le GF38 à l'époque de sa remontée en Ligue 1... puis de sa chute. / © France 3

Le parquet de Tokyo a fait arrêter mercredi Masami Ochiai, le président d'Index, une firme japonaise qui a déposé le bilan et qui, surtout, est l'ancienne propriétaire du club de football de Grenoble, lequel avait alors été placé sous liquidation judiciaire et perdu son statut de club professionnel.

Par Mickael Guiho

Masami Ochiai, 54 ans, et sa femme Yoshimi, 48 ans, ont été arrêtés pour avoir formulé des déclarations mensongères de revenus de cette société, placée depuis sous le régime des faillites. Le premier était le président d'Index, une firme de jeux pour mobiles et autres divertissements numériques, qui avait été radiée en juin 2013 de l'indice des valeurs technologiques (Jasdaq) de la Bourse de Tokyo, juste après avoir déposé son bilan.

Elle était devenue propriétaire en 2004 du Grenoble foot 38, qui sous sa direction était monté en Ligue 1 pendant deux ans, avant de redescendre et de s'enfoncer, finissant par être placé en liquidation judiciaire en 2011 et perdant son statut de club professionnel.

Comptes maquillés


D'après le parquet, le couple Ochiai aurait maquillé les comptes d'Index pour la rendre en apparence rentable, alors qu'elle perdait beaucoup d'argent. Pour son exercice comptable de septembre 2011 à août 2012, les époux auraient ainsi fait inscrire un bénéfice récurrent de 917 millions de yens (6,6 millions d'euros au taux de change actuel), permettant à la société de présenter un bénéfice net de 204 millions de yens.

En réalité, ce bénéfice récurrent n'était que de 86 millions de yens et la société a déploré cette année-là un déficit net de 605 millions de yens (4,3 millions d'euros), a précisé le parquet dans un communiqué.

Créée en 1995, Index n'est pas parvenue à se tirer d'affaires après la déconfiture de son principal bailleur de fonds. Cette jeune société, qui contrôlait notamment le studio de jeux Altus, a échoué en multipliant des acquisitions dont elle n'avait pas les moyens, notamment à l'étranger.

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