Plus de 2.000 personnes sont attendues dans la cour d'honneur de l'Hôtel national des Invalides pour cette cérémonie, à commencer par les familles des victimes et des blessés. L'Elysée a souhaité une cérémonie de près d'une heure, "sobre, grave et solennelle".Ces personnes prendront place dans une vaste tribune érigée dans le sens de la longueur de la cour, aux côtés des membres du gouvernement et de représentants de "l'ensemble des autorités de l'Etat prévues par le protocole de la République", selon la présidence.
Ont été conviés parlementaires, corps constitués, anciens présidents de la République et Premiers ministres, représentants des partis politiques, du corps diplomatiques et des services de secours et de police intervenus lors des attentats.Le président de la République fera son entrée aux Invalides à 10H30 précises.
Après les honneurs militaires qui lui seront rendus par un détachement de la Garde républicaine et une Marseillaise, les noms des 130 personnes tuées dans les attentats seront égrenés.Puis le chef de l'Etat prendra la parole pendant une vingtaine de minutes pour "rendre hommage aux personnes décédées et blessées et, à travers elles, à la génération qu'elles représentaient", explique-t-on à l'Elysée.
- "Prière solennelle" -
Mais François Hollande, précise-t-il, adressera plus largement encore "un message à la France puisque c'est un mode de vie, des valeurs, une histoire et une culture qui ont été frappés le 13 novembre".François Hollande a invité tous les Français à se joindre à cet hommage national en pavoisant leur domicile avec le drapeau tricolore.
De nombreux responsables politiques ont annoncé leur intention de suivre ce mot d'ordre, parmi lesquels Jean-Christophe Cambadélis (PS), Valérie Pécresse et Nathalie Kosciusko-Morizet (Les Républicains), Marine Le Pen (FN), Emmanuelle Cosse (EELV) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France).
Le recteur de la grande mosquée de Paris Dalil Boubakeur a appelé pour sa part tous les imams de France à s'associer vendredi à une "prière solennelle" en hommage aux victimes.Quelques fausses notes toutefois dans cette unanimité : une poignée de familles de victimes ont refusé de s'associer à cet hommage, tel le journaliste Jean-Marie de Peretti, qui a déploré l'absence de "décisions fortes" au lendemain de l'attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier.
Deux semaines jour pour jour après les attentats de Paris , la France rend un hommage "national et solennel", vendredi aux Invalides, aux 130 morts et quelque 350 blessés dénombrés lors de ces attaques jihadistes.Les francais sont invités à s'y associer en arborant un drapeau tricolore
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