Au Chambon, la montagne se morcelle et glisse inexorablement

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Dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 juillet, au Chambon, le pan de montagne dont l'effondrement est attendu depuis une vingtaine de jours, s'est morcelé et les plaques glissent peu à peu au fond du lac. 

Si le glissement de terrain n'avançait que de quelques centimètres au début de la crise, la nuit dernière l'effondrement s'est précisé au rythme de 2m par heure voire 4 par endroit! Car le pan de montagne n'est plus en un seul morceau, il s'est divisé. La descente n'est donc pas uniforme. Des secteurs ne bougent pas alors que pour d'autres le mouvement s'accélère. L'avancée est telle que certains commencent à imaginer un retour des ouvriers rapide dans le tunnel situé au-dessus de la fracture. 

Reportage de Sophie Pellerin et Jean-Pierre Rivet
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Le Chambon sous surveillance

En attendant, les géologues sont bien embêtés. Sur la quinzaine de capteurs qui permettait de mesurer l'évolution, seulement deux ont "survécu" au glissement. Il leur faut donc multiplier les survols en hélicoptère pour se rendre compte. Jusqu'à présent pour mesurer l'écartement, on utilisait des tendeurs et des prismes réflecteurs associés à un théodolite situé en face. Le dispositif a volé en éclats. 

Les géologues sont donc "aveugles" mais confiants. Comme si la devenue fameuse montagne du Chambon était sur le point de tirer sa révérence. Selon les spécialistes, la technique de la remontée des eaux du lac aura été payante. 

En parallèle, les travaux se poursuivent sur la rive gauche pour transformer une piste forestière en petite route. Vers 15 heures, les ouvriers ont fait sauter un éperon rocheux, soit 660m3. 

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durée de la vidéo : 12sec
Images explosion éperon rocheux ©INA