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Bébé congelé à Vichy : la mort par suffocation en question, le procès renvoyé

L'accusée a été remise en liberté en attendant le nouveau procès, en 2019. / © J. Teiller / France 3 Auvergne
L'accusée a été remise en liberté en attendant le nouveau procès, en 2019. / © J. Teiller / France 3 Auvergne

Le procès à la Cour d’assises d’appel de Stéphanie A., accusée d’avoir tué son bébé qu’elle a ensuite placé dans un congélateur, a été renvoyé en 2019. Une nouvelle expertise vient en effet mettre en cause l’hypothèse d’une mort par suffocation.

Par Richard Duclos

C’est un rebondissement inattendu. Mercredi 13 juin au Puy-en-Velay, le procès de la mère accusée d’avoir tué son enfant à Vichy en 2008, enfant découvert dans un congélateur en décembre 2011, a été renvoyé.

La veille, la défense a en effet fait citer un expert obstétricien, qui a émis une nouvelle hypothèse : celle d’une mort due à une hémorragie. Cet expert, le professeur Delcroix, aujourd’hui à la retraite, a exercé pendant 40 ans et a réalisé 2.800 accouchements. Il n’avait pu être cité en première instance faute de temps, en raison de délais trop courts.

"Il a réétudié tous les rapports, et notamment les rapports d’autopsie, puisque le légiste n’avait retenu qu’une seule hypothèse", explique Laure Vaillant, avocate de Stéphanie A. En l’occurrence, c’est l’hypothèse d’une mort par suffocation par l’intermédiaire d’un tiers qui avait été retenue.

"Il va maintenant y avoir une autre expertise, nous espérons qu’elle confirmera celle du professeur Delcroix", déclare Daniel Elbaz, également avocat de la défense. Cette dernière elle-même ne s’attendait pas aux conclusions de l’obstétricien, qu’elle avait fait citer pour évoquer le déni de grossesse.

L’accusée, une femme de 41 ans déjà mère de trois enfants, a toujours clamé son innocence. Elle a été remise en liberté en attendant le nouveau procès, qui aura lieu en 2019. Elle était incarcérée depuis février 2018, époque du procès en première instance, où elle avait été condamnée à six ans de prison ferme.

"Ce renvoi et cette remise en liberté sont une petite victoire, commente Maître Laure Vaillant. Mais rien n’est joué tant que la Cour ne s’est pas prononcée définitivement."


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