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Municipales à Aurillac : avant le second tour, ce qu’il faut retenir du débat diffusé sur France 3 Auvergne

A Aurillac dans le Cantal, deux listes seront présentes pour le second tour des élections municipales du 28 juin. Pierre Mathonier et Jean-Antoine Moins qui les conduisent ont débattu mardi 23 juin sur le plateau de France 3 Auvergne.

Jean-Antoine Moins et Pierre Mathonier, les 2 candidats pour l’élection municipale à Aurillac sur le plateau de France 3 Auvergne
Jean-Antoine Moins et Pierre Mathonier, les 2 candidats pour l’élection municipale à Aurillac sur le plateau de France 3 Auvergne © P.O. Belle - FTV

A Aurillac dans le Cantal, les électeurs avaient le choix entre 3 listes lors du premier tour des élections municipales le 15 mars. Elles ne seront plus que deux à tenter de recueillir leurs suffrages le 28 juin, date exceptionnelle pour le second tour de ce scrutin qui aura été marqué par la crise du coronavirus Covid 19.

Ces deux dernières listes ont fusionné début juin pour se présenter sous la bannière unique "AURILLAC AUTREMENT". Une fusion désavouée par La République En Marche et le Mouvement Radical social-libéral.

Mardi 23 juin, Pierre Mathonier et Jean-Antoine Moins ont débattu sur le plateau de France 3 Auvergne à quelques jours du second tour élections municipales. Un débat où il a été question de la fusion des deux listes de Jean-Antoine Moins et de Catherine Amalric, ce qui fait dire en introduction à Emmanuel Moreau de France Bleu Pays d’Auvergne : "En politique 1 + 1 ne font pas forcément 2, tout dépend du report des voix, de la mobilisation ou non des abstentionnistes du 1er tour, de la liste qui aura su créer une dynamique, autrement dit les calculs risquent d’être compliqués dimanche soir".

Ce que Pierre Mathonier analyse ainsi : "Je pense que les fusions sont un exercice très difficile. C’est deux programmes qu’on a réuni pour faire corps contre un autre projet qui est constitué dès le départ par des gens qui se sont choisis autour d’un programme et de valeurs. Et je crains que l’enjeu profond c’est que demain des extrêmes nous disent que tous les partis se valent et qu’on peut se réunir très facilement quel que soit l’enjeu".

Pour Jean-Antoine Moins : "Le 1er tour ça a toujours été la possibilité pour plus de composantes de se présenter et de présenter un programme, et en 2014 il y avait aussi 3 listes. Le deuxième tour ça a toujours été la possibilité de rassemblement de listes ou de personnes politiques pour un projet nouveau. Le Covid ça m’a donné le temps pour réfléchir à un programme remanié… Qu’est-ce qui a changé, sans doute le besoin de solidarité, surtout de proximité. Les gens attendent aujourd’hui que les élus soient proches, disponibles, soient à leur attention".

"Beaucoup de questions sur notre façon de vivre se sont posées" indique Pierre Mathonier. "C’est un regard modifié qu’on doit avoir sur notre rôle d’élu mais aussi sur notre service de proximité".

L’attractivité d’Aurillac

La crise sanitaire a conduit les candidats à limiter les contacts avec les électeurs et à privilégier les réseaux sociaux. Dans une vidéo de campagne, Jean-Antoine Moins indique vouloir éviter le déclinisme de la ville.

"Les résultats du recensement en 2019 c’est moins 450 habitants sur 26 000. Nous avons 100 commerces fermés dans le centre-ville, sans que ce soit lié au Covid, avec une situation qui s’aggrave aujourd’hui et on a en plus un problème d’attractivité".

Pierre Mathonier lui répond que "Les données INSEE sont tous les ans par sondage et qu’il faut se situer au niveau de l’agglomération : de 2014 à 2019, on a une quasi stabilité de la population ; nous avons un transfert vers les communes de périphérie. Ensuite j’entends l’Aurillac bashing. Dans un classement de Villes et Villages de France, on est 8èmes dans la strate des 350 villes de 20 000  à 100 000 habitants, on a un taux de vacance du commerce de 17 %".

La qualité du lien social

Facteur du bien vivre ensemble, le lien social est important. "Nous avons un tissu associatif remarquable, rien que dans les clubs de sport sur 26 000 habitants, il y a 14 000 licenciés" précise Pierre Mathonier. "Ce lien social existe. Dans la situation post-Covid, il faut soutenir ces associations pour qu’elles ne disparaissent pas car elles ont des fragilités économiques et sociales. Comment maintenir ce lien ? Maintenir les subventions, c’est le minimum, les accompagner aussi, avec un guichet unique et maintenir l’appui logistique avec des moyens et du personnel".

Pour Jean-Antoine Moins : "Les gens ont besoin de relation de proximité, elle nécessite que les Aurillacois puissent avoir à proximité de chez eux des dispositifs qui puissent répondre à leurs questions, à leurs soucis et à leurs difficultés. C’est pour ça qu’on veut avoir des guichets de proximité en plus de ce que j’ai appelé le maire délégué de quartier. Les guichets de proximité, c’est Catherine Amalric qui avait ça dans son programme, nous réunissons ces 2 idées en essayant d’enrichir notre projet dans les 8 comités de quartier que je souhaite créer".

Aurillac ville solaire

Ayant la réputation d’être la ville présentée comme la plus froide de France dans les bulletins météo, Aurillac veut maintenant décrocher le qualificatif de ville la plus solaire de France. Les explications de Pierre Mathonier : "Il y a beaucoup de soleil à Aurillac et il y a peu de brouillard, il y a un ensoleillement équivalent à Toulouse. Les centrales solaires que nous réalisons sur notre territoire fonctionnent très bien, on a un rendement supérieur de 20 % au rendement de base. Le vrai défi puisque nous allons rentrer dans une société où l’énergie va devenir une matière rare, c’est qu’on doit avoir un travail sur l’autoproduction et accompagner les entreprises pour qu’elles deviennent auto-productrices et auto-consommatrices d’électricité solaire. Nous avons des toits d’entreprises qui sont disponibles, des particuliers qui souhaitent développer l’énergie solaire, on peut accompagner ce projet".

Ce à quoi Jean-Antoine Moins répond : "Le coût de l’énergie sur la ville d’Aurillac, c’est 1,3 million d’euros. Moi je dis : d’abord il faudrait qu’on isole les bâtiments, puisque la meilleure énergie c’est celle qu’on ne consomme pas. Que ce soit les bâtiments publics et nous avons un projet d’aide à la rénovation des logements, je parle d’un bonus écologique pour aider les propriétaires privés. Il faudrait aussi verdir la ville, planter 1 000 arbres et récupérer l’eau".

Vous pouvez visionner l'intégralité du débat ci-dessous : 

 

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