Maladie hémorragique épizootique (MHE) : les conséquences sur les élevages dans le Cantal

Depuis septembre dernier, la maladie hémorragique épizootique (MHE) gagne du terrain. Cette maladie infectieuse qui touche les bovins et les cervidés est due à un virus. Près de 3 000 foyers ont été recensés, sur 13 départements du Sud-Ouest. Le Cantal est encore indemne mais la découverte d'animaux malades en Corrèze inclut désormais le département dans une zone réglementée de 150 km autour du foyer d'infection.

A Salins, dans le Cantal, Arnaud Laporte, éleveur de bovins est confronté à une nouvelle obligation : il doit traiter ses animaux avec un insecticide. Il explique : "C’est pour éviter que les moucherons ne soient en contact avec les animaux, afin qu’ils ne soient pas malades. Pour l’instant, on n’est pas touchés mais malheureusement la maladie progresse vite en France". 

Des animaux testés avant de partir en Italie

 
La maladie hémorragique épizootique (MHE) est transmise par des insectes : les culicoïdes. Il s’agit d’une maladie infectieuse due à un virus. Elle se traduit notamment par de la fièvre, des ulcérations du mufle, du jetage (nez qui coule) et des boiteries. Pour l'heure, aucun cas n'a été recensé dans le Cantal, mais la découverte d'un foyer en Corrèze a fait basculer le département en zone réglementée. Les broutards d'Arnaud doivent désormais avoir un test PCR négatif pour pouvoir partir vers l'Italie. L’éleveur poursuit : « Une semaine avant de vendre mes broutards, je suis obligé de les mettre dans un couloir de contention, de faire des prises de sang. C’est entre 20 et 30 euros par broutard. Nous sommes obligés de les vendre entre une semaine et quinze jours après le test PCR. Car après le test n’est plus valable ». 

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Depuis septembre dernier, la maladie hémorragique épizootique, la MHE, gagne du terrain. Près de 3 000 foyers ont été recensés, sur 13 départements du Sud-Ouest. Le Cantal est encore indemne mais la découverte de bovins malades, en Corrèze, inclus désormais le département dans une zone réglementée de 150 km autour du foyer d'infection. Intervenants : Arnaud Laporte, éleveur de bovins / Joël Piganiol, président de la FDSEA du Cantal ©L. Théodore / L. Ribes / M. Canuto
Les gelées attendues

En France, 3 000 foyers de la MHE ont été identifiés. L'espoir de voir sa progression ralentir tient désormais à l'arrivée des premières gelées qui pourraient faire disparaître les insectes responsables de la transmission de la maladie. Joël Piganiol, président de la FDSEA du Cantal, indique : « D’ici quelques semaines, on devrait connaître l’arrêt de nos cas cliniques. Après, il peut y avoir une résurgence au printemps. On l’avait déjà vu avec d’autres maladies il y a quelques années, comme la fièvre catarrhale ovine. En quelques mois, toute la France a été concernée et elle sera sûrement aussi touchée par la MHE ». Pour le moment, aucun vaccin n'est disponible pour prévenir cette maladie. Elle ne présente aucun danger pour l'homme.

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