Coronavirus. Fermeture des sites Amazon : 5 jours, voire plus

Le site Amazon de Montélimar (Drôme) est donc fermé ce jeudi 16 avril, comme les 5 autres sites du géant américain en France. Pour nettoyer les entrepôts et évaluer les risques face au Covid-19, Amazon se donne jusqu'à lundi inclus, tout en n'étant pas ferme sur la date de reprise. 

Amazon à Montélimar (Drôme).
Amazon à Montélimar (Drôme). © V. Fize / FTV

Amazon a donc annoncé mercredi soir la fermeture de ses sites français. Le spécialiste du commerce en ligne emploie quelque 10.000 personnes dans l'hexagone (CDI & intérimaires). La société était sommée par la justice de faire un point sur la protection de ses salariés face au coronavirus, suite à la saisine des syndicats. 

Si Amazon avait suivi le délibéré du tribunal judiciaire de Nanterre, la société aurait pu se limiter à l'envoi des "produits alimentaires, des produits d'hygiène et des produits médicaux", et travailler en parallèle sur les mesures de sécurité à apporter dans ses entrepôts. Mais le moindre faux pas aurait été sanctionné par une astreinte d'un million d'euros d'amende par jour. Une menace de sanction visiblement trop lourde. 

"La justice nous demande de nous focaliser sur trois catégories: l'hygiène, les produits médicaux et la nourriture mais c'est d'une ambiguïté énorme", a-t-il estimé. "Je ne sais pas définir exactement qu'est-ce qu'un produit d'hygiène: est-ce qu'un coupe-ongle en est un? Est-ce qu'un préservatif est un produit médical? Je ne sais pas le dire", se demande Frédéric Duval, le Directeur général France dans une interview accordée à RTL.

"Dans ces conditions, compte tenu de l'amende qui nous est infligée (un million d'euros par infraction), nous sommes dans l'obligation de fermer nos sites", souligne-t-il. 

Concernant la réouverture le directeur précise simplement: "Nous essaierons de rouvrir au plus vite mais je ne peux pas confirmer aujourd'hui (ce jeudi) la date à laquelle nous allons rouvrir".
 

"La durée de fermeture de nos centres m'est inconnue et nous faisons tout notre possible pour qu'elle soit la plus courte possible", ajoute Frédéric Duval.    


"L'action syndicale qui a conduit à ce résultat va avoir des conséquences qui sont très importantes pour de nombreuses personnes en France, pour nos millions de clients qui utilisent nos services pour recevoir chez eux des produits en cette période de confinement, pour nos employés qui vont rester chez eux, et pour les milliers de TPE et PME françaises qui utilisent nos services pour faire leur activité en expédiant par l'intermédiaire d'Amazon", affirme Frédéric Duval sur RTL.
    
Les syndicats dénoncent depuis le début du confinement le traitement de commandes de produits "non essentiels", tels que livres, musique, produits de beauté, etc. Amazon avait annoncé le 21 mars dernier cesser de prendre des commandes jugées "moins prioritaires" sur ses sites français et italien, mais cette notion ne recoupe pas celle de "produits essentiels", les produits alimentaires, d'hygiène et de santé étant très minoritaires dans l'activité du groupe.
 
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