Crash d'un hélicoptère ULM à Ancône (Drôme) : les premiers éléments de l'enquête

Crash de l'hélicoptère ULM du 24 septembre 2019 près de l'aérodrome d'Ancône / © FTV
Crash de l'hélicoptère ULM du 24 septembre 2019 près de l'aérodrome d'Ancône / © FTV

Le 24 septembre 2019, un hélicoptère ULM se crashait aux abords de l'aérodrome Montélimar-Ancône faisant deux morts. Selon les premiers résultats de l'enquête, il s'agirait d'un aléa technique. La DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile) recommande de ne plus utiliser ce modèle.

Par Nicolas Ferro

Les faits remontent au 24 septembre dernier. Un hélicoptère ULM qui vient de décoller de l'aérodrôme de Montélimar-Ancône s'écrase au sol deux kilomètres plus loin. Les deux occupants de l'appareil n'ont pas survécu au crash. Il s'agissait de Jean-Paul Agier, 60 ans, directeur Général de Héli-Tech, pilote expérimenté et formateur et de son élève, un homme de 45 ans. Ils étaient en session de formation.

En Avril 2016, dans la même zone, un autre crash avait eu lieu avec cette fois-ci un ULM autogyre. Il s'agit d'un autre type d'appareil qui possède lui aussi un système de voilure tournante.
 

Une enquête toujours en cours

Rapidement une équipe du bureau d'enquête et d'analyses (BEA) pour la sécurité de l'aviation civile se rend sur place pour déterminer les circontances du drame.
Selon les premiers éléments de l'enquête, relayés par nos confrères d'aérobuzz : " une des pales du rotor anti-couple s'est rompue en vol, entraînant la perte de contrôle de l'appareil. Il a été établi que la rupture est consécutive à un endommagement en fatigue". 
 

Un ULM LH 212 Delta

L'hypothèse d'un aléa technique semble donc se préciser. Tout comme le modèle de l'appareil concerné : un ULM de type LH 212 Delta. Cet appareil est conçu et fabriqué en Italie. La société Héli-Tech basé à l'aérodrome d'Ancône en est le principal importateur.
Ce modèle correspond à la classe 6 des ULM. On les surnome "les hélicos ulta légers" car leur poids maximal n'excède pas 525 KG. 

Dans un récent communiqué du 24 octobre, la DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile) recommande de ne plus voler avec ce type d'appareil tant que les conclusions de l'enquête du BEA ne sont pas complètement et définitivement établies.

Il s'agit d'une recommandation et non d'une interdiction car la pratique aéronautique d'un ULM est basé sur la responsabilité de chaque pilote. Cette catégorie, la classe 6, "l'hélico ULM" est une pratique assez récente en France, elle n'est apparue qu'en 2012. Elle permet aux pilotes d' hélicoptères "classiques" de voler à moindre coût. Parmi les 16 100 licenciés d'ULM en France, la classe 6 ne compte pour le moment que 184 licenciés pour 145 machines répertoriées sur tout le territoire français.

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