La savonnerie de Nyons fleure bon le succès, les acheteurs viennent désormais du marché international

Le succès de la savonnerie de Nyons n'est plus à démontrer. La petite entreprise drômoise a été la plus petite cotée en bourse.

La savonnerie de Nyons a été la plus petite entreprise cotée en Bourse et aujourd'hui son succès s'inscrit dans la durée. L'engouement autour des recettes de savon aux parfums d'antan dépasse les limites de l'hexagone, les acheteurs viennent désormais du marché international. 

Nyons, une tradition savonnière

Déjà en 1730, le village drômois comptait trois savonneries. Les plantes et les oliviers présents en masse à portée de main ont permis aux savonniers de commencer une industrie florissante. La tradition savonnière est toujours présente de nos jours. Les savons se vendent d'ailleurs comme des petits pains.

C'est l'huile AOP de Nyons associée aux fragrances anciennes, typiques des fleurs de Grasse qui en font un produit prisé.

Erwan Allée, le PDG de la savonnerie présente les unités de fabrication. À la fois bruyantes et odorantes, les machines tournent à plein régime.

"Nous avons 3 chaînes de production. La première date de 2012, dit-il en indiquant une machine coupant des savons individuels. En 2019, nous avons fait un nouvel investissement (pour une autre machine) et une troisième doit arriver cet été."

Dans un local, des contenants blancs sont disposés sur des étagères. "On stocke les parfums ici. Tout ce qui est son de blé,  lavandin, poudre d’olive ou de noyaux d’abricots, énumère l'entrepreneur en ouvrant les seaux. On essaye vraiment d’aller sur du circuit court, et après, tout ce qui va rentrer dans la composition d’un savon, on va rechercher un maximum de produits bio."

Nous n’essayons pas de faire un savon bon marché on essaye de faire un savon de qualité.

Erwan Allée, PDG de la savonnerie de Nyons

Une entreprise présente sur le marché international

Chaque année 30.000 savons aux couleurs tendres sortent de cet atelier. Cela représente entre 3 et 4 millions d'unités. Un chiffre qui ne fait qu'augmenter.

Soixante pour cent de la fabrication sont destinés au marché international.

Le produit séduit la cliente américaine. Le marché s'avère prometteur pour le savonnier. Mérédith Mac Ivor est à la tête de la société Evergreen aux Etats unis, elle explique, "Nous cherchions un produit de soin corporel. Nous n'avions pas cela dans notre catalogue. Et quand on a découvert ces savons, c'est d'abord le parfum typiquement français qui nous a séduits et il y a aussi cette spécificité ici c'est l'emballage, le look du produit. C'est idéal pour offrir. Cela sent génialement bon et c'est génialement beau."

Pendant que les clientes américaines parcourent la boutique, le mélangeur à savon tourne, gage d'une production qui n'est pas près de se tarir.