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Pont de l'Isère (Drôme) : retour chez Aurélien Esprit, arboriculteur sinistré qui fait appel à la solidarité

Drôme, retour chez Aurélien Esprit, arboriculteur sinistré / © France 3 RA
Drôme, retour chez Aurélien Esprit, arboriculteur sinistré / © France 3 RA

Après la grêle, la canicule... les agriculteurs dans la Drôme ne sont pas épargnés par la météo. Quelques jours après l'orage du 15 juin, Aurélien Esprit, producteur d'abricots installé à Pont de l'Isère, est aujourd'hui amer. L'arboriculteur ne baisse pas les bras malgré les pertes financières. 

Par Dolores Mazzola

Pour Aurélien Esprit, la production d'abricots ne tient que dans quelques cagettes. Même chose pour sa production de cerises. Une catastrophe pour de cet arboriculteur drômois installé sur la commune de Pont-de-l'Isère. Le 15 juin dernier, il avait filmé avec son téléphone portable le désastre dans son verger et diffusé les images en direct sur Facebook. Un déluge de grêle s'était abattu sur son verger et son exploitation d'une vingtaine d'hectares.   

Les comptes sont vite faits : les pertes sont considérables pour Aurélien Esprit. Ce dernier, qui n'était pas assuré, va recevoir une indemnisation de 5000 euros. Loin de compenser les pertes. L'orage lui a coûté 100 000 euros de chiffre d'affaires. La région a promis de débloquer la somme de cinq millions d'euros pour venir en aide aux arboriculteurs et viticulteurs sinistrés de la Drôme. Mais cette somme ne permettra pas de combler le déficit causé par cet épisode météorologique exceptionnel.
 

Emotion et solidarité : la vidéo d'Aurélien a ému



Le désastre qui a frappé l'exploitation d'Aurélien Esprit n'a pas laissé indifférent. Sur les réseaux sociaux, ses larmes ont ému. Sa vidéo a été vue plusieurs milliers de fois. Le jeune arboriculteur, qui a repris l'exploitation de ses grands-parents, a également reçu de nombreux messages de soutien, par centaines. Certains se proposaient de lui envoyer directement de l'argent. Certains ont voulu lui acheter les fruits grêlés pour lui venir en aide. Autant de messages qui lui ont fait "chaud au coeur".

Malgré les pertes, aujourd'hui Aurélien ne baisse pas les bras : "je dois me relever, je dois continuer à me battre," explique-t-il dans une vidéo publiée sur sa page Facebook. "Cette exploitation, c'est la mienne mais c'est avant toute chose notre patrimoine et notre agriculture".

La semaine dernière, quelques jours après l'épisode de grêle, il a demandé de l'aide : "J’ai plus que jamais besoin de vous pour sauver, protéger et pérenniser mon exploitation agricole familiale suite aux violents orages de grêle de ce samedi."
 

L'arboriculteur lance une cagnotte pour aider à sauver son exploitation


Le jeune arboriculteur a constaté, en faisant le tour des exploitations du secteur, a constaté que les parcelles qui avaient le mieux résisté aux grelons étaient celles dotées de filets para-grêle. Il a donc lancé l'idée d'un financement participatif pour financer l'achat et l'installation de ces filets sur la moitié de son exploitation. Soit une dizaine d'hectares.

 "Je ne peux plus me permettre d'être tous les matins dans l'incertitude et de savoir si je vais pouvoir payer mes charges, mes crédits et mes factures," explique-t-il dans sa dernière vidéo. "Cette solution, c'est la meilleure. Je ne peux plus faire de crédit". L'arboriculteur indique qu'il est déjà endetté avec quatre emprunts : pour ses terres, ses arbres, son système d'irrigation et sa chambre froide. 

Pour équiper dix hectares, l'arboriculteur a besoin de 280 000 euros. Le projet devrait recevoir une aide régionale de 80 000 euros. Pour le reste de la somme, Aurélien Esprit fait appel à la solidarité en ouvrant une cagnotte sur la plateforme leetchi.

"Ce qui me tient le plus à coeur, c'est la contrepartie," précise-t-il à destination des personnes qui souhaitent donner de l'argent. "Toute personne qui aura fait un don pourra venir ramasser cet été l'ensemble des abricots". Il s'agit de fruits qui sont encore sur les arbres mais pas encore mûrs. "J'en ai plusieurs tonnes sur les arbres qui vont tombés par terre". L'arboriculteur souhaite éviter le gaspillage mais ne dispose pas des ressources pour les récolter et les vendre comme fruits de deuxième choix. Endommagés par les grelons, ils restent comestibles...  Aurélien Esprit invite aussi à penser aux associations caritatives. 
 

 

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