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Le procès des mutins de la prison de Valence

C'est aujourd'hui que les trois détenus en cause dans la première mutinerie à la prison de Valence, en septembre dernier, sont jugés. Pour des raisons de sécurité, un important dispositif policier a été déployé devant le palais de justice de Valence.
© France 3 Rhône-Alpes
Les trois détenus jugés ce vendredi (Omar Top El Hadj, Aziz Bouzida et Joseph Marino) sont suspectés d'avoir agressé un surveillant avant de lui avoir subtilisé les clefs pour ouvrir plusieurs cellules dans l'un des bâtiments de la "maison centrale" du centre pénitentiaire de Valence. 
Les faits s'étaient déroulés le 25 septembre dernier. Des caméras de surveillance et des appareils électroménagers avaient été détruits. Des matelas avaient été incendiés. Le montant estimé des dégâts s'élevait à plus de 50 000 euros.
Les trois détenus devaient être jugés devant le tribunal correctionnel de Valence en octobre 2016. Mais le procès avait été renvoyé, les trois hommes réclamant un délai en vue de préparer leur défense. 

Un meneur présumé considéré comme "dangereux"


Depuis la mutinerie, les détenus ont été répartis dans plusieurs centres pénitentiaires. Aziz Bouzida et Joseph Marino sont incarcérés à Villefranche-sur-Saône et aux Beaumettes. Surtout, la présence d'Omar Top El Hadj (incarécé à Lyon-Corbas), le meneur présumé d'après l'enquête, explique l'importance du dispositif policier d'aujourd'hui. Il est considéré comme spécialement dangereux : il s'était évadé de manière spectaculaire en 2009 de la prison de Moulins-Yzeure, à l'aide d'exposifs et avait pris des surveillants en otage. 

Retour sur les faits avec ce résumé de Sylvie Cozzolino le lendemain de la mutinerie :

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Desk muntinerie ©France 3 Rhône-Alpes

 

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