Grenoble : agression du maire de Miribel-les-Echelles (Isère) : les trois jeunes condamnés pour violences aggravées

Les 3 prévenus âgés de 17 et 16 ans au moment des faits, ont été condamnés ce vendredi 30 avril pour violences aggravées par le tribunal pour enfants de Grenoble pour s’en être pris l’an dernier au maire de Miribel-Les-Echelles (Isère), 

Palais de justice de Grenoble
Palais de justice de Grenoble © Isabelle Guyader France 3 Alpes

Les faits remontaient au lundi 27 juillet 2020 : Williams Dufour, maire de Miribel-les-Echelles, âgé de 51 ans, était en réunion avec deux conseillers municipaux lorsqu’il avait entendu des bruits de scooters puis de feux d’artifice sur la place du village qu’il dirige, situé dans le parc régional naturel de la Chartreuse.

Le maire, annonçant sa fonction, avait demandé en vain aux adolescents de cesser leurs agissements. Il avait alors été pris à partie puis frappé au visage et légèrement brûlé à une main, se voyant prescrire sept jours d’ITT (incapacité totale de travail). Deux de ses conseillers avaient également été blessés.

Cette agression, en plein été, avait suscité l'indignation dans la classe politique, aussi bien locale que nationale. Le président du Conseil départemental de l'Isère, Jean-Pierre Barbier, avait exprimé sa "solidarité envers Williams Dufour" sur Twitter. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait pour sa part condamné "avec fermeté les violences inacceptables commises contre le maire de Miribel-les-Échelles". "Je lui apporte tout mon soutien. Agresser un maire, c'est s'attaquer à la République", avait-il réagi.

Le plus âgé condamné à de la prison avec sursis, les deux autres à du travail d'intérêt général

Le plus âgé de ces trois jeunes a été condamné ce vendredi à cinq mois de prison assorti d’un sursis probatoire de deux ans, et à l'interdictiction absolue de paraître de nouveau à Miribel-Les-Echelles, commune de quelque 1 700 habitants, a-t-on appris auprès de son avocat.

"On a ramené le dossier à ce qu’il était, sans sa dimension médiatique, et la juridiction a pu comprendre que ce n’était pas une agression délibérée mais plutôt un enchaînement très rapide, sans que les jeunes n’aient pris forcément conscience d’à qui ils avaient affaire"​,  a affirmé Me Arnaud Levy-Soussan, ajoutant que "l’audience avait permis aux jeunes de s’excuser".

Les deux autres adolescents écopent respectivement de 60 heures d’intérêt général et d’un avertissement solennel assorti d’une mesure de liberté surveillée.

"La circonstance aggravante de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique" a été retenue pour le maire, "les jeunes ne pouvaient pas ne pas savoir​" estime pour sa part Me Tom Senegas, avocat de l'édile.

Elle a en revanche été écartée par le tribunal pour deux conseillers municipaux également pris à partie au cours de l’altercation ce jour-là.

 

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