A Grenoble et en Isère, SOS Médecins est submergé par la grippe

Alors que le monde médical commence à parler de véritable "castastrophe sanitaire", les praticiens de SOS Médecins Isère, eux, avouent leur impuissance face à la déferlante des cas de grippe. Leur standard n'arrive même plus à gérer les appels. 

En Rhône-Alpes, tous les indicateurs sont au rouge. L'épidémie de grippe s'intensifie encore, six semaines après le franchissement du seuil épidémique en janvier 2015. Le dernier point épidémiologique de la Cire Rhône-Alpes, témoigne de la forte activité des professionnels de santé avec plus de 1.000 consultations pour syndromes grippaux pour 100.000 habitants au cours de la semaine dernière. Ces chiffres révèlent une épidémie saisonnière plus intense que celle de l'an passé. Le virus circulant majoritairement est de type A (H3N2), responsable de complications chez les personnes à risque. Parmi les souches du virus A (H3N2) circulant cette année, une partie n'est pas couverte par le vaccin.

Depuis fin janvier, de nombreux foyers d'infections respiratoires aigües sont signalés par les collectivités accueillant notamment des personnes âgées. Les réanimateurs de la région ont signalé plus d'une centaine de cas graves de grippe depuis début novembre 2014. Parmi eux, la très grande majorité n'était pas vaccinée alors qu'elle présente un facteur de risque indiquant la vaccination.

Devant cette multiplication des cas, les professionnels sont débordés. En Isère, SOS Médecins avoue ne plus pouvoir répondre aux appels téléphoniques tant ils sont nombreux. Le nombre de consultations des + de 75 ans a augmenté de 50% en quelques jours. 

Interview

Intervenant : Romain Varnier, vice-président de SOS Médecins - Isère

De son côté, l'Agence Régionale de Santé semble jouer l'apaisement: "si localement, des établissements de santé signalent des situations de tension de leurs services et si les professionnels de santé sont fortement sollicités, de manière globale les mesures mises en oeuvre permettent de prendre en charge les patients de manière adaptée. Par ailleurs la fin des congés scolaires dans la région devrait permettre de renforcer les équipes soignantes."