Haute-Loire : à Brioude, 120 000 euros de climatisation pour accueillir l'expo Miró

Avant d'être montrées à Brioude, en Haute-Loire, certaines œuvres de Joan Miró ont été exposées au Grand Palais en 2018. / © Bruno Levesque / MAXPPP
Avant d'être montrées à Brioude, en Haute-Loire, certaines œuvres de Joan Miró ont été exposées au Grand Palais en 2018. / © Bruno Levesque / MAXPPP

Depuis début avril et jusqu’à fin mai, le Doyenné de Brioude en Haute-Loire est en travaux. Les lieux doivent être climatisés afin d’accueillir, dès le 22 juin, 80 œuvres de l’artiste catalan Miró.
 

Par Catherine Lopes

Après le succès de l’exposition consacrée à Marc Chagall l'an passé, le Doyenné de Brioude, en Haute-Loire, accueillera à partir du 22 juin prochain 80 œuvres de l’artiste catalan Joan Miró. Mais ce bâtiment, datant du 12e siècle, manquait cruellement d’une climatisation. Alain Flour, directeur des services techniques à la mairie de Brioude raconte : « L’an passé, nous  avons constaté qu’en période caniculaire, il y a avait une forte chaleur. Il n’y avait pas d’inertie à l’intérieur. Deux façades sur quatre sont très ensoleillées. De nombreuses baies vitrées causent un véritable effet de serre. A cela il faut ajouter la chaleur de 40 000 visiteurs et les calories des éclairages. Nous avions installé des climatiseurs portables mais c’était un pis-aller. Il nous fallait une véritable climatisation ».

Un circuit invisible pour le visiteur

La climatisation s’avérait indispensable pour conserver une température stable et assez basse pour permettre la conservation des œuvres exposées. Mais les travaux de ce bâtiment, inscrit à l’inventaire des monuments historiques, ne pouvaient pas démarrer avant l’accord de la conservation régionale des monuments historiques. La suite s’est déroulée en un temps record et les travaux ont pu démarrer le 2 avril. Alain Flour explique : « Rien ne sera visible car l’installation se fait dans les combles. L’air chaud est rafraîchi dans les combles. Tout se passe au niveau de la cage d’escalier. Les bouches de reprise sont cachées dans des moucharabiehs en bois. De plus, une eau fraîche à 18 degrés va circuler dans des planchers habituellement chauffants ».

120 000 euros de travaux

Ainsi, grâce à ces travaux, la température pourra baisser de 5 degrés et se stabiliser à 22 voire 23 degrés. L’hygrométrie est par ailleurs stable. « Nous réalisons ces travaux avant tout pour les œuvres. De futurs prêteurs pourront nous confier leurs œuvres car la température et l’hygrométrie seront maîtrisées » confie le directeur des services techniques. Les travaux de climatisation doivent s’achever le 28 mai, pour un montant total de 120 000 euros.

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