Le Puy-en-Velay : 6 mois de prison avec sursis requis après un accident qui a coûté la vie à un formateur forestier

Le tribunal judiciaire du Puy-en-Velay est revenu mardi 2 février sur l'accident qui a coûté la vie à un formateur forestier, en septembre 2016. Ce jour-là, un arbre s'abat sur ce formateur lors d'un chantier école à Chanteuges. Dans le box des accusés, le jeune stagiaire qui a abattu l'arbre.

Mardi 2 février, le tribunal judiciaire du Puy-en-Velay est revenu sur un accident qui a coûté la vie à un formateur forestier en 2016.
Mardi 2 février, le tribunal judiciaire du Puy-en-Velay est revenu sur un accident qui a coûté la vie à un formateur forestier en 2016. © Gérard Rivollier / FTV

Mardi 2 février, le tribunal judiciaire du Puy-en-Velay examinait le dossier d’un accident qui a coûté la vie à un formateur forestier. L'accident s'est produit le 22 septembre 2016 sur un chantier école. Sept stagiaires adultes, qui débutent leur formation, sont réunis avec leur formateur. La parcelle est petite, les arbres sont hauts. Lors d'une coupe, le formateur, Johan Bérodot, est tué par la chute d'un arbre. Ce mardi après-midi, c'est donc le jeune stagiaire de l'époque qui comparaît devant le tribunal.

6 audiences renvoyées

Ce sera la 7ème audience. Toutes les autres ont été renvoyées, notamment à la demande des syndicats de l'enseignement agricole qui veulent que toutes les responsabilités soient mises en lumière. A chaque fois, les syndicats se sont réunis devant le tribunal pour poser la question globale de la sécurité de ces chantiers en forêt. C'est encore le cas aujourd'hui. Mais ce mardi après-midi, l'affaire a enfin été jugée car cette fois, l'établissement agricole de Brioude-Bonnefonds -dont dépend le centre forestier de Saugues- est également poursuivi pour homicide involontaire.

La relaxe plaidée pour le stagiaire

L'avocat de Michaël B., le stagiaire, a plaidé la relaxe de son client qui débutait juste sa longue formation. L'avocat de l'établissement agricole, de son côté, explique que le centre de formation n'est pas poursuivi pour défaut de sécurité mais, « seulement », pour des problèmes administratifs. En fin de journée, le procureur a requis une peine de 6 mois avec sursis à l'encontre du stagiaire et 10 000€ d'amende à l'encontre du lycée de Brioude, là aussi avec sursis. Le délibéré sera rendu le 23 février.

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