En plein Vendée Globe, le skipper Benjamin Dutreux en visioconférence avec des élèves d'une école d'Annecy

Benjamin Dutreux participe au Vendée Globe, notamment pour représenter une association, Water Family, qui alerte sur les dégats liés à la pollution et au réchauffement climatique. Il était, ce vendredi 18 décembre, en visioconférence avec des élèves de l'école primaire du Parmelan, à Annecy.

On est loin, très loin d'une aventure purement sportive. Benjamin Dutreux, 30 ans, participe cette année à son premier Vendée Globe avec Omia, une PME industrielle et Water Family, une association qui promeut les valeurs de la protection de l’eau. Dans le cadre de cet engagement, des centaines de classes en France échangent avec lui durant sa traversée. Le projet a un nom : "Terre Océan".

L'école primaire du Parmelan, à Annecy, a participé ce vendredi 18 décembre, à une visioconférence aux côtés du skipper, en compagnie de neuf autres classes françaises, notamment en Vendée, dans le Morbihan ou encore dans les Pyrénées-Atlantiques.

Expérience à bord, gestion du stress...

Le navigateur, actuellement au large de l'Australie en plein Océan Pacifique, était invité à répondre aux questions des élèves haut-savoyards : son expérience à bord, la gestion du stress... "J'ai ressenti beaucoup d'émotion au départ, préparer un Vendée Globe, c'est beaucoup de travail", s'est-il exclamé devant les enfants.

Au coeur de cette discussion aussi, les dégats liés à la pollution et le réchauffement climatique, des valeurs défendues par l'association Water Family. Cécile Vernaz, l'une de ses membres, était présente à Annecy ce vendredi.

"On est vraiment acteurs de la sensibilisation et de la protection de l’eau, de ne pas la gaspiller, de ne pas la polluer. C’était l’opportunité de pouvoir marquer les esprits et de vraiment lier le skipper aux élèves."

Cécile Vernaz, membre de l'association Water Family

Pouvoir discuter avec le navigateur actuellement en mer est une vraie chance selon elle. "C’est chouette, ils peuvent le suivre sur Internet, mais le fait d’avoir un vrai échange en pleine mer, c’est juste fabuleux, notamment pour prendre la mesure de ce qu'est le Vendée Globe."

Le 18 décembre, à 17 heures, Benjamin Dutreux pointait en 8e position à près de 400 miles du premier, Yannick Bestaven.  Une performance déjà exceptionnelle pour celui qui est surnommé "Le Petit poucet" : il a le plus petit budget des participants. Ce qui ne l'a pas empêché d'être en tête du Vendée Globe lors des quatre premiers jours de course. "Ca représente quelque chose de fort de se dire « j’ai été leader du Vendée Globe » ! Oui c'est quelque chose de fort…"

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
jeunesse société famille écologie environnement vendée globe sport voile réchauffement climatique