Autoroute du Chablais : le Conseil constitutionnel valide la loi permettant la construction, "une décision politique" pour ses opposants

Les partisans du désenclavement du Chablais, en Haute-Savoie, via un projet autoroutier, viennent de gagner une nouvelle bataille. La plus haute juridiction française a estimé que la loi votée en juin par le Parlement pour permettre d'accélérer la réalisation du tronçon entre Machilly et Thonon-les-Bains était conforme à la Constitution.

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C'est un projet qui fait débat depuis plus de quarante ans, mais qui progresse rapidement ces dernières semaines. Mi-juin, le Parlement votait une loi permettant de rectifier le plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes du Bas-Chablais.

Il donnait ainsi son feu vert à la réalisation d'un tronçon d'autoroute entre Machilly et Thonon-les-Bains, soit un peu plus de seize kilomètres de voies rapides pour "désenclaver" le secteur. Pour ses partisans, l'autoroute permettra de mettre fin aux bouchons et de fluidifier le trafic sur les bords du lac Léman en offrant un accès plus rapide entre Genève et Thonon-les-Bains.

L'autoroute dite du Chablais vise à établir une liaison 2x2 voies entre Machilly et Thonon, en Haute-Savoie. © DR

Les opposants au projet avaient fustigé ce vote, au nom de la défense de l'environnement. Ils plaident, au contraire, pour le renforcement des mobilités douces.

"Le train est plein aujourd'hui, et au lieu de rajouter des wagons, au lieu de permettre une désserte des gares, au lieu de mettre ces gens-là dans le train, et de leur permettre de quitter la route, on pense qu'il faut agrandir la route, l'élargir ou en faire une à côté", confiait Grégoire Berton, membre de l'association d'opposition à l'autoroute ACPAT, à France 3 Alpes fin juin.. 

Des députés écologistes et de la France Insoumise avaient donc décidé de contester le texte devant le Conseil constitutionnel, dénonçant une loi d'exception et un arrangement entre députés de la majorité.

"Une décision politique" en "soutien aux lobby autoroutiers"

La saisine des opposants n'aura pas fonctionné. Ce jeudi 20 juillet, le Conseil constitutionnel a estimé que "l’article unique de la loi visant à régulariser le plan local d’urbanisme intercommunal de la communauté de communes du Bas-Chablais est conforme à la Constitution".

"Le Conseil constitutionnel a pris une décision très politique plutôt que légaliste et démontre malheureusement que le pouvoir soutient les lobby autoroutiers", a commenté l'association ACPAT.

Le collectif "déplore ce choix" qui entérine "un passage en force de l’Agglo grâce à une loi rédigée par des élus hauts-savoyards".

"Une victoire collective" pour les initiateurs de la loi

De son côté, la députée Renaissance de Haute-Savoie, Anne-Cécile Violland, s'est elle félicitée de cette décision du Conseil constitutionnel, saluant "une belle victoire collective" et "une issue prometteuse pour un projet qui pourra poursuivre sa route".

Cependant, la route risque d'être encore semée d'embûches. Les opposants au projet se disent "d’autant plus préparés pour les recours à venir".

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